La section communale du Mouvement national Jigeenu Pastef (Mojip) de Touba a organisé, hier, une journée dédiée aux femmes. Lors de cet événement, les participantes ont interpellé les nouvelles autorités sur la situation de leurs consœurs à Touba, en demandant des financements pour améliorer leurs conditions de vie.
TOUBA-Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la femme, le Mouvement national Jigeenu Pastef (Mojip) de la commune de Touba a organisé, hier, une conférence religieuse. Lors de cet événement, Amy Kounta, coordinatrice adjointe de Mojip Touba, a interpellé les nouvelles autorités sur la situation des femmes de la ville sainte. Selon ses propos, les femmes de Touba ont joué un rôle décisif dans la réalisation du projet de Pastef. « Nous avons été en première ligne. Nous avons inhalé des gaz lacrymogènes. Nous avons même été emprisonnées », a-t-elle affirmé. Elle a souligné que les femmes de Touba, et plus particulièrement celles du parti Pastef, constituent un pilier fondamental du projet. Dans cette optique, la coordinatrice adjointe de Mojip Touba estime que les nouvelles autorités doivent impérativement reconsidérer la situation des femmes de Touba. Selon ses observations, ces femmes vivent dans une grande précarité et se retrouvent souvent sans recours.
« Certaines d’entre elles sont ferrailleurs, d’autres se consacrent au décorticage d’arachides, tandis que d’autres encore travaillent dans les marchés », déclare-t-elle, appelant le gouvernement à leur apporter son soutien. À ses yeux, elles nécessitent non seulement un financement, mais également un accompagnement. Cette dernière précise qu’elles se mobiliseront aux côtés des autorités pour garantir le succès de leur mission. Cette conférence, organisée par Mojip Touba, a rassemblé de nombreuses personnalités de la région de Diourbel, parmi lesquelles se trouvaient le ministre Balla Moussa Fofana, le délégué général de la Der/FJ, ainsi que le troisième vice-président de l’Assemblée nationale, sans oublier d’autres députés et directeurs généraux.
Birane Diop (correspondant)