Invité de l’émission « En Vérité » sur Radio Sénégal, Aldiouma Sow, ministre conseiller auprès du président de la République, est revenu sur les principaux chantiers engagés par le nouveau régime pour traduire en actes la rupture annoncée au sommet de l’État. Une intervention axée sur la justice, la transparence et la refondation de la gouvernance publique.
Selon lui, la rupture prônée par le président Bassirou Diomaye Faye ne saurait se limiter à un changement de discours. Elle repose sur une volonté assumée de réformer en profondeur les institutions, en cohérence avec les engagements pris devant les citoyens. « Le chef de l’État exerce pleinement les prérogatives que lui confère la Constitution », a-t-il souligné, insistant sur la nécessité de restaurer la confiance entre l’État et les Sénégalais.
Parmi les priorités mises en avant figure la réforme de la justice, considérée comme un pilier central de l’État de droit. Aldiouma Sow a plaidé pour un système judiciaire plus indépendant, plus crédible et plus efficace, capable de garantir l’égalité de tous devant la loi et de lutter contre l’impunité.
Autre axe structurant de cette dynamique : le renforcement de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC). La révision de son cadre légal vise, selon lui, à doter l’institution de moyens et de prérogatives renforcés, afin d’intensifier la lutte contre la corruption et la mauvaise gestion des ressources publiques.
La déclaration de patrimoine élargie des responsables publics constitue également, d’après le ministre conseiller, un signal fort en faveur de la transparence et de la redevabilité. Une mesure destinée à instaurer une nouvelle culture de gouvernance, fondée sur l’exemplarité.
À travers ces réformes, Aldiouma Sow estime que le pouvoir en place entend rompre avec les pratiques antérieures et inscrire l’action publique dans une logique de responsabilité, de justice et de transparence, conformément aux attentes exprimées par les électeurs lors de la dernière présidentielle.
S.G


