Une vingtaine de bijoutiers du département de Louga ont bénéficié d’une formation en modélisation numérique, notamment en impression 3D appliquée à la bijouterie. Cette initiative est portée par l’Office national de la formation professionnelle (ONFP), en collaboration avec l’Association des bijoutiers de Louga, dans le but de renforcer les compétences techniques des artisans et de moderniser leurs méthodes de production. La cérémonie de remise des attestations de fin de formation s’est tenue ce vendredi.
Face aux défis liés à l’évolution des technologies et aux nouvelles exigences du marché, l’ONFP entend accompagner les artisans locaux à travers des formations adaptées à leurs besoins. « Cette formation vient renforcer qualitativement les capacités de production des bijoutiers en leur permettant de répondre aux besoins spécifiques de leur clientèle », a déclaré le directeur général de l’ONFP, Mouhamadou Lamine Bara Lo.
Selon lui, l’introduction des technologies de modélisation et d’impression 3D permettra désormais aux bijoutiers sénégalais de proposer des créations modernes et personnalisées, réduisant ainsi le recours aux services étrangers. « Aujourd’hui, ce que les Sénégalaises et les Sénégalais allaient chercher à l’étranger pourra désormais être réalisé par les bijoutiers locaux », a-t-il souligné.
Le directeur général de l’ONFP a également indiqué que cette formation produit déjà des résultats encourageants. Les premières cohortes formées ont commencé à mettre en pratique les compétences acquises. À titre d’exemple, il a rappelé que des bénéficiaires de la première promotion ont remporté, lors de la dernière édition de Teranga Skills, un marché de confection de médailles grâce à leur maîtrise des nouvelles techniques.
Réaffirmant l’engagement de son institution, M. Lo a assuré que l’ONFP reste disposé à accompagner les populations à travers des formations répondant aux besoins des différents secteurs d’activité. Il a invité les bénéficiaires à s’approprier pleinement les connaissances acquises afin d’améliorer leur compétitivité, tout en lançant un appel aux partenaires et aux bonnes volontés pour soutenir davantage les artisans.
Présent à la cérémonie, le président de l’Association des bijoutiers de Louga, Madiop Seck, s’est réjoui de cette initiative qu’il qualifie d’historique pour la profession. « C’est la première fois qu’une telle formation est organisée au profit des bijoutiers de Louga. Grâce aux compétences acquises, nous sommes désormais capables de répondre à toutes les demandes de nos clients avec des techniques modernes », s’est-il félicité.
Profitant de cette tribune, Madiop Seck a toutefois exprimé ses préoccupations face à l’exportation des matières premières telles que l’or, l’argent et le bronze, estimant que leur transformation sur place permettrait de créer davantage de valeur ajoutée et d’emplois. Il a ainsi plaidé pour la mise en place de comptoirs d’achat afin de mieux organiser la filière et de soutenir les artisans bijoutiers.
Falel PAM


