Selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, l’indice des prix des matériaux de construction a reculé de 0,2 % en novembre par rapport au mois précédent. Sur un an, il reste cependant en hausse de 1,4 %, reflétant des pressions persistantes sur les coûts.
L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) a publié, fin décembre, son Indice mensuel des prix des matériaux de construction (Imc) pour novembre 2025. Cet indicateur, basé sur l’année 2022, enregistre un léger repli de 0,2 % par rapport à octobre. Cette évolution, bien que modeste, pourrait signaler un infléchissement conjoncturel dans un secteur essentiel à l’économie du pays. Toutefois, sur un an, la tendance reste à la hausse, avec une progression de 1,4 %, soulignant la persistance de tensions sur les coûts. La baisse mensuelle est principalement imputable aux matériaux de menuiserie (-0,3 %) et aux matériaux de base (-0,2 %).
Dans le détail, les produits en bois et aluminium ainsi que les produits métalliques ont vu leurs prix diminuer. Pour les matériaux de base, la chute est portée par le sable (-1,9 %), le fer à béton (-1,0 %) et le ciment ordinaire (-0,2 %). Seuls les graviers résistent, avec une hausse de 1,5 % en novembre. Sur un an, cette catégorie affiche pourtant une hausse de 2,5 %, tirée notamment par une envolée du prix du sable (+33 %). D’autres postes contribuent également à cette dynamique descendante. Les produits de peinture reculent de 0,4 % sur le mois, sous l’effet de la baisse des peintures à la chaux et à l’huile. En glissement annuel, ce secteur baisse de 0,6 %.
Les matériaux de plomberie et sanitaire fléchissent de 0,3 %, principalement en raison des tuyaux en plastique. Sur un an, leur recul atteint 2,6 %. Les prix des matériaux pour travaux d’électricité diminuent quant à eux de 0,2 % en novembre et de 0,5 % sur douze mois. À l’inverse, les matériaux pour revêtements muraux et de sol, ainsi que ceux dédiés à l’étanchéité, restent stables sur la période. L’indice Imc repose sur un suivi des prix dans cinq zones écologiques et économiques du Sénégal, représentées par les villes de Kolda, Saint-Louis, Diourbel, Dakar et Kaolack. Le panier retenu comprend 101 variétés de matériaux, et les pondérations proviennent de devis types de logements représentatifs.
Cette méthode, dite de Laspeyres, permet une mesure fiable de l’évolution des coûts de construction résidentielle à l’échelle nationale. Si le mois de novembre apporte un léger répit, la tendance annuelle reste à la hausse, rappelant la sensibilité du secteur aux contraintes logistiques et économiques. Les acteurs du bâtiment et les autorités publiques suivent de près ces indicateurs, déterminants pour anticiper l’évolution du coût du logement.
Pathé NIANG


