En marge de la semaine de la quinzaine nationale de l’Economie sociale et Solidaire (Ess), le ministre Alioune Dione en charge de ce département a pris part à une conférence organisée par l’université Amadou MahtarMbow (Uam) sur le thème professionnalisation et financement des Ess. Il a annoncé la signature prochaine d’une convention de partenariat avec l’université pour la création de coopératives productives, solidaires estudiantines.
Promouvoir l’Economie sociale et solidaire (Ess) en milieu académique, telle est la volonté commune exprimée par l’Uamet le ministère de l’Économie sociale et solidaire. Lors d’une conférence de haut niveau sur la professionnalisation de l’Esset le Pacte pour l’inclusion financière universelle (Pactifu), une solution pour l’Ess, les échanges ont souligné l’importance stratégique de l’université dans la promotion d’une économie recentrée sur l’humain. Le ministre Alioune Dione s’est félicité des nombreuses initiatives d’Ess entreprises par l’Uampar l’encadrement d’organisations féminines à Yène et à Diamniadio.
Alioune Dione souhaite que cette démarche soit étendue à l’endroit de la communauté universitaire, estudiantine en particulier. C’est ainsi qu’il envisage d’aller vers la création de coopératives productives, solidaires estudiantines. D’ailleurs, le ministre informe qu’une convention, en gestation, sera bientôt signée entre son ministère et l’Uam dans ce domaine. « Nous sommes en train d’étudier les points de la future convention que nous allons mettre à jour afin de pouvoir intégrer l’Ess et la microfinance dans les universités », explique-t-il. Dans le souci d’une plus grande inclusion, le ministre trouve excellent de miser sur la communauté estudiantine. À cet effet, il précise que les concepts étude/emploi seront au cœur de cette convention. « Les étudiants auront l’opportunité de pouvoir mener une alternance entre enseignements théoriques et de bénéficier du Fonds d’appui à l’Ess (Faess) et programme d’appui des acteurs de l’Ess (Progress). Nous pourrons aider des coopératives estudiantines à pouvoir faire des réalisations », souligne-t-il, tout en précisant que la loi accorde 5 % de la commande publique aux acteurs de l’économie sociale solaire. Selon lui, ces opportunités représentent une manne extrêmement importante pour améliorer les conditions de séjour des étudiants, pour palier les problèmes récurrents liés à la forte dépendance de la bourse et pourraient être un élément d’apaisement social.
La vice-rectrice, chargée des affaires pédagogiques, Pr Awa Niang affirme que l’Uam est prête à apporter son savoir et son expertise pour bâtir une Ess, « structurée », « efficace », « durable ». Au-delà de l’Uam, ces coopérations productives, solidaires estudiantines seront générées dans toutes les universités du Sénégal.
Mohamed DIENE (Correspondant)


