Le ministère de l’Industrie et du Commerce a apporté un démenti formel aux informations faisant état d’une contamination généralisée du riz par les aflatoxines au Sénégal. Dans un communiqué reçu hier, dimanche 26 juillet, le ministère assure que les produits mis à la consommation font l’objet d’un dispositif rigoureux de contrôle sanitaire et invite les populations à ne pas céder à la psychose.
« Les allégations relayées ces derniers jours ne reflètent pas la réalité du système national de surveillance de la qualité des denrées alimentaires. Le ministre de l’Industrie et du Commerce rappelle que tous les produits alimentaires, qu’ils soient importés ou fabriqués localement, sont soumis à des contrôles de conformité avant leur mise sur le marché, puis à des inspections régulières menées par les services compétents et les laboratoires de référence ». C’est le démenti formel apporté par le ministère de l’Industrie et du Commerce. Le communiqué, reçu hier, dimanche 26 juillet, indique qu’entre janvier et juin 2026, plus de 2.000 analyses ont été réalisées par des structures spécialisées, à savoir le Laboratoire national d’analyse et de contrôle (Lanac), l’Institut de technologie alimentaire (Ita), l’Institut Pasteur de Dakar (Ipd), l’École supérieure polytechnique (Esp) et le Centre de recherche en écotoxicologie (Ceres-Locustox).
Ces contrôles visent à garantir la conformité des produits aux normes sanitaires en vigueur. Le ministère estime, par ailleurs, que l’étude à l’origine des inquiétudes repose sur un échantillonnage limité de 200 prélèvements effectués dans trois localités seulement, à savoir Dakar, Thiès et Kaolack. Une méthodologie qui, selon lui, ne permet pas de tirer des conclusions représentatives de l’ensemble du territoire national. Autre élément mis en avant : les auteurs de cette étude auraient appliqué les seuils réglementaires de l’Union européenne, fixés à 4 microgrammes par kilogramme, alors que le Sénégal se conforme à la norme internationale du Codex Alimentarius, laquelle fixe la limite maximale à 20 microgrammes par kilogramme.
D’après le ministère, la concentration la plus élevée relevée dans l’étude, soit 18,6 microgrammes par kilogramme, demeure donc conforme à la réglementation nationale. Le département de l’Industrie et du Commerce réfute également l’affirmation selon laquelle la moitié du riz produit localement serait contaminée. « Aucun des échantillons analysés dans l’étude ne provient de la vallée du fleuve Sénégal, principal bassin de production rizicole du pays ; ce qui ne permet pas d’extrapoler les résultats au riz local », ajoute la source.
Oumar FÉDIOR

