D’ici à 2050, par une transformation systémique, le chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye veut faire du Sénégal, un pays où la souveraineté alimentaire est une réalité. C’est ce qu’il a indiqué mardi, lors de la séance académique solennelle de l’Académie nationale des Sciences et Techniques du Sénégal (Ansts).
Le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a présidé mardi la séance académique solennelle de l’Académie nationale des Sciences et Techniques du Sénégal, consacrée à la souveraineté alimentaire durable, au nom de la dignité.
Cette séance académique solennelle est un moment privilégié de communion entre le chef de l’État et la communauté scientifique nationale, réunie pour échanger sur une thématique décisive pour le présent et l’avenir de notre pays.
« Cette année, notre rencontre est consacrée à un enjeu vital pour la Nation, à savoir la souveraineté alimentaire du Sénégal. Cette thématique occupe une place déterminante dans l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050, pour lequel nous avons fait le choix d’un modèle de développement endogène, productif et inclusif », a-t-il souligné.
Fondamentalement, il s’agit selon lui, de bâtir un système alimentaire « résilient » face aux chocs climatiques et économiques, apte à nourrir dignement et durablement sa population.
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« L’ambition tient en une formule simple : permettre à nos concitoyens de produire davantage ce qu’ils consomment, et de consommer davantage ce qu’ils produisent. D’ici à 2050, par une transformation systémique, nous voulons faire du Sénégal, un pays où la souveraineté alimentaire est une réalité. Cette souveraineté ne sera ni un slogan, ni une simple politique sectorielle », a-t-il affirmé.
Pour le chef de l’État, elle consiste concrètement à transformer en profondeur la logique de production agricole, à travers notamment la mutation des systèmes agroalimentaires vers « plus d’efficience et de résilience ». Ceci, en accordant une place majeure à la diversification des productions, qu’elles soient d’origine végétale, animale ou halieutique.
Il s’agira pour le Président Faye, de rationaliser des chaînes de valeur locales, par un conditionnement adéquat, une transformation judicieuse et une réduction drastique des pertes, en amont comme en aval de la production primaire, en lien avec la modernisation des équipements et des infrastructures agricoles.
Pour y arriver le chef de l’État estime qu’il est urgent d’avoir la parfaite maîtrise des intrants à savoir les engrais, les semences, les systèmes d’irrigation et les technologies ; par l’exploration de toutes les opportunités qu’offrent l’agriculture de précision et l’intelligence artificielle.
Mariama DIEME


