Au total, un volume de 3 861,1 milliards de FCFA a déjà été programmé pour les exercices 2025 et 2026 sur un montant global prévu par la Stratégie nationale de développement de 11 524 milliards de francs CFA. L’information a été donnée par le ministre en charge de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr, lors de son audition à l’Assemblée nationale.
Dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement (SND) 2025-2029, un mécanisme de suivi des actions planifiées aux niveaux sectoriel et territorial est en train d’être mis en place afin d’apprécier l’évolution des indicateurs de développement.
À cet effet, souligne le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr, la Revue annuelle conjointe de la politique économique et sociale constitue un instrument central dans le dispositif de redevabilité.
« Le rapport de synthèse, qui porte sur la première année de mise en œuvre de la SND, est en cours de finalisation. Il sera partagé avec les parties prenantes, notamment le secteur privé, la société civile et les élus territoriaux, pour recueillir leurs avis sur les résultats obtenus », a-t-il annoncé mercredi, lors de son audition à l’Assemblée nationale.
Dans la même dynamique, poursuit le ministre, un dispositif de suivi infra-annuel sera progressivement mis en place afin de suivre, au cours de l’année, l’état d’avancement des actions, de mieux anticiper les écarts éventuels et d’engager les mesures correctrices pour une atteinte des objectifs de la SND 2025-2029.
Concernant les finances publiques, souligne le ministre en charge de l’Économie, l’année 2025 s’est terminée par une amélioration notable du solde budgétaire, qui est passé de 13,7 % à 6,2 % du PIB, grâce à une progression des recettes et une compression significative des dépenses.
« En outre, en vue d’une mise en œuvre optimale de la SND, mes services ont procédé à une analyse de cohérence entre les enveloppes budgétaires prévues par la stratégie et les crédits programmés dans la Loi de finances rectificative (LFR) 2025 ainsi que dans la Loi de finances initiale (LFI) 2026 au titre des investissements sectoriels », a-t-il dit.
7 662,9 milliards de FCFA de crédits à exécuter
Sur ce, il a indiqué que sur un montant global prévu par la SND de 11 524 milliards de FCFA, un volume de 3 861,1 milliards de FCFA a déjà été programmé pour les exercices 2025 et 2026.
« Il en résulte une marge globale théorique de crédits restant à exécuter de 7 662,9 milliards de FCFA pour la période 2027-2029. Toutefois, le DPBEP 2026-2028 a prévu l’exécution d’un montant global de 8 947,26 milliards de FCFA (en CP) », a précisé le ministre Abdourahmane Sarr.
Ainsi, dans le souci de renforcer l’efficacité des investissements publics et d’améliorer la qualité de la dépense, son département poursuit son accompagnement des ministères sectoriels dans la constitution d’une banque de projets et programmes structurés, viables et matures.
Celle-ci constitue, d’après le ministre, un levier stratégique pour accélérer la réalisation de projets à fort impact sur la croissance, l’emploi et la transformation de l’économie sénégalaise.
À ce propos, il a informé qu’au premier trimestre 2026, 19 projets et programmes ont fait l’objet d’un processus de maturation. Parmi eux, 17 ont été validés par le Comité de maturation.
75 projets et programmes reçus entre octobre 2025 et avril 2026
Pour rappel, sur la période allant d’octobre 2025 à avril 2026, 75 projets et programmes ont été reçus. Parmi ceux-ci, 33 ont été évalués, pour un coût global de 2 621 milliards de FCFA, tandis que 42 restent à évaluer.
Dans le cadre du suivi et de l’évaluation des performances des projets et programmes financés sur ressources extérieures, le ministère a accompagné 69 projets en cours d’exécution, financés sur ressources extérieures, sur un portefeuille global de 193 projets actifs, soit un taux d’accompagnement effectif de 36 %.
Par ailleurs, il convient d’énoncer qu’au 31 décembre 2025, le portefeuille de projets financés sur ressources extérieures s’élève à environ 11 530 milliards de FCFA.
« Cependant, leur absorption dans les délais requis reste encore un défi majeur. Avec un taux de décaissement actuel de 50 % en moyenne, près de la moitié des ressources mobilisées restent inexploitées. Cette situation nécessite des mesures correctives », a relevé le ministre.
À cet égard, signale-t-il, le MEPC a travaillé sur des propositions visant à accélérer le niveau d’absorption des fonds du portefeuille global. En effet, sur le portefeuille de projets financés sur ressources extérieures, 18 projets non performants, dont l’âge moyen est de 5,3 ans, sont proposés à la clôture.
Mariama DIEME


