Des marchandises prohibées estimées à 524 millions de francs CFA ont été incinérées, lundi, par le service régional des douanes du sud-est, qui couvre les régions de Tambacounda et Kédougou, en présence des autorités administratives et des forces de sécurité.
L’opération s’est déroulée sous la supervision du gouverneur de la région de Tambacounda, Guedj Diouf, du directeur régional des douanes du sud-est, le colonel Issa Ndiaye, ainsi que de plusieurs acteurs impliqués dans la lutte contre la contrebande et le trafic illicite, d’après l’APS.
Les produits détruits sont composés essentiellement de médicaments vétérinaires et de médicaments destinés à la médecine humaine, de 580 kilogrammes de chanvre indien, mais aussi de divers articles prohibés tels que des sachets plastiques, des cigarettes, des chichas et des produits aphrodisiaques.
Selon le colonel Issa Ndiaye, la contrevaleur des médicaments saisis est estimée à 377 millions de francs CFA, tandis que le chanvre indien représente 82 millions de francs CFA sur le marché illicite. Les autres produits sont évalués à 63 millions de francs CFA, portant ainsi le total des saisies à 524 millions de francs CFA.
Cette séance d’incinération coïncide avec la commémoration de l’édition 2026 de la Journée internationale de la douane (JID), un moment fort pour rappeler le rôle stratégique de l’administration douanière dans la protection de l’économie nationale et de la santé publique. Le directeur régional des douanes a précisé que la majorité de ces marchandises proviennent de réseaux de contrebande transfrontalière, utilisant divers modes et moyens de transport à partir de pays limitrophes.
À cet effet, le colonel Issa Ndiaye a lancé un appel à la collaboration des populations locales, les invitant à travailler étroitement avec les services des douanes afin de renforcer l’efficacité des actions de contrôle et de sécurisation dans cette zone stratégique du sud-est du pays. Le service régional des douanes du sud-est, qui couvre Tambacounda et Kédougou, est en effet situé dans une zone frontalière avec la Guinée, le Mali, la Mauritanie et la Gambie, exposée aux flux illicites de marchandises.


