L’Université Gaston Berger de Saint-Louis accueille depuis le 2 décembre la 4ᵉ Biennale des Mathématiques. Chercheurs africains et internationaux s’y sont réunis pour échanger autour du thème : « La modélisation, l’intelligence artificielle et les industries extractives ».
Née en 2019 à l’Ucad et portée par le réseau Nlaga, la Biennale s’est imposée comme un rendez-vous incontournable. Selon le professeur Bakary Manga, président du Comité d’Orientation, plus de 80 thèses ont été financées et encadrées, formant ainsi une nouvelle génération de chercheurs africains. « La Biennale est née du besoin de rassembler physiquement une communauté qui collaborait à distance. Pour un mathématicien, toucher la craie, écrire sur un tableau, c’est essentiel », a expliqué le Pr Manga.
Le professeur Abdou Ka Diongue, directeur de l’Ufr Sat de l’UGB, souligne pour sa part l’impact pédagogique pour les jeunes : « Elle leur permet de présenter leurs résultats devant des professeurs expérimentés et d’ouvrir de nouvelles perspectives de recherche. Nos jeunes peuvent ainsi préparer des projets concrets pour notre continent », a-t-il affirmé.
Quant au professeur Jarraaf Seck, membre de l’Académie Nationale des Sciences et Techniques du Sénégal, il rappelle que l’intelligence artificielle repose avant tout sur les mathématiques : « Sans fondements mathématiques, l’IA ne peut pas exister », a-t-il déclaré.
Organisée par le réseau NLAGA, qui réunit des chercheurs d’Afrique, d’Europe et d’Amérique du Nord, la Biennale des Mathématiques vise à développer l’analyse non linéaire, la géométrie et leurs applications dans des domaines clés tels que l’environnement, les réseaux urbains ou encore la dynamique des populations. La rencontre de quatre jours est organisée en partenariat avec plusieurs universités et centres de recherche sénégalais.
Le programme inclut 22 articles sélectionnés parmi 44 soumis, ainsi que des conférences tenues en présentiel et en ligne.
Jeanne SAGNA (Correspondante)


