L’examen du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem) 2026 confirme la dynamique positive entrevue à l’issue du premier groupe. Les statistiques définitives publiées ce 23 juillet 2026 par la Direction des examens et concours (Dexco) font état d’un taux national de réussite de 83,05%, en progression de 4,15 points par rapport à la session 2025 (78,90%).
Les chiffres définitifs de l’examen du Brevet de fin d’études moyennes (Bfem) 2026 confortent les espoirs suscités après la proclamation des résultats du premier groupe. Sur les 195.664 candidats inscrits, 192.856 ont effectivement pris part aux épreuves ; soit un taux de présence de 98,56%. À l’issue des deux groupes, 160.180 candidats ont obtenu leur diplôme, portant le taux national de réussite à 83,05%, alors que la Direction des examens tablait sur un taux de 84%, d’après son directeur Papa Baba Diassé. Un résultat qui traduit une progression de 4,15 points par rapport à la session précédente (78,90%). Cette amélioration, selon M. Diassé, confirme la tendance annoncée dès le premier groupe. Avec 53,37% d’admis d’emblée, plus d’un candidat sur deux avait validé leur diplôme sans passer par les épreuves de rattrapage. Le second groupe a ensuite permis à 57.237 candidats supplémentaires de décrocher leur diplôme, faisant bondir le taux national de près de trente points. Au-delà du résultat national, les statistiques de la direction des examens et concours révèlent une hiérarchie bien installée entre les académies. Les meilleures performances sont enregistrées dans les régions de l’intérieur du pays. Le leadership des académies de l’intérieur confirmé Kédougou arrive en tête avec un taux cumulé de 96,22%, devant Kolda (95,95%) et Matam (95,62%). Ces trois académies franchissent le seuil symbolique des 95 % de taux de réussite, illustrant la progression constante observée depuis plusieurs années. Derrière ce trio, Tambacounda affiche un taux de 94,98%, suivie de Saint-Louis (93,26 %), Sédhiou (92,63%) et Kaolack (90,39%). « Toutes ces circonscriptions dépassent largement la moyenne nationale et confirment l’efficacité des stratégies d’encadrement pédagogique mises en œuvre dans ces académies », note le document de la Direction des examens et concours. Ces statistiques démontrent également que les performances scolaires ne sont plus exclusivement concentrées dans les grands centres urbains. « Cette progression est d’autant plus remarquable que plusieurs de ces académies avaient déjà réalisé de très bons résultats au premier groupe », renseigne le document, soulignant que les épreuves du second groupe ont permis de consolider les acquis et d’atteindre des niveaux de réussite rarement observés lors des précédentes sessions. À l’opposé, les académies concentrant les effectifs les plus importants continuent d’afficher des performances inférieures à la moyenne nationale. Rufisque ferme la marche avec un taux cumulé de 75,01%, précédée de Pikine-Guédiawaye (76,21%) et de Thiès (76,56%). Ces trois académies, qui regroupent à elles seules une part importante des candidats au Bfem, avaient déjà enregistré les taux les plus faibles au premier groupe. Malgré une amélioration sensible au second tour, elles restent loin des performances réalisées par les académies de l’intérieur. L’académie de Dakar, avec un taux définitif de 78,23%, demeure également sous la moyenne nationale. Elle reste distancée par plusieurs académies régionales. Cette situation, selon la Dexco, relance le débat sur les difficultés propres aux grands bassins scolaires, caractérisés par des effectifs élevés, une forte pression démographique et des besoins importants en matière d’encadrement pédagogique. Au total, plus de 21 points séparent Kédougou, première du classement, de Rufisque, dernière académie. « Cet écart illustre la persistance de disparités territoriales qui continuent d’interroger les politiques publiques en matière d’éducation », note la direction des examens et concours.
Daouda DIOUF

