Les autorités éducatives ont célébré ce weekend la journée départementale de la petite enfance et de la case des tout-petits. Cet agenda départemental a servi de cadre à l’inspecteur de l’éducation, aux enseignants et élus locaux pour échanger sur la nécessité de relever le taux brute de la scolarisation à travers l’éducation de la petite enfance.
A Bounkiling, les acteurs de l’éducation veulent relever le taux de brute de la scolarisation du département. Ils l’ont fait savoir, ce weekend lors de la célébration de la journée départementale de la petite enfance et de la case des tout-petits. « A travers cette rencontre, nous avons parlé de la réalité du terrain pour qu’ils (maires) s’investissent davantage dans l’éducation », a réagi Gora Faye Ndiaye, Inspecteur de l’éducation et de la formation de Bounkiling.
Selon lui, cette proposition de tenir une telle journée, est aussi pertinent car il permet d’atteindre certains objectifs du taux brut de préscolarisation qui sont trop bas à l’échelle régionale. « Il est de 11,6%. Nous sommes loin derrière par rapport aux départements de Goudomp et Sédhiou», a informé M. Ndiaye.
Cette cérémonie est donc un prétexte pour les acteurs afin mener un plaidoyer visant à réduire le gap dans l’éducation de la petite enfance. « Environ 2000 enfants fréquentent les garderies et les case des tout-petits dans le département. Un chiffre très en deçà s’il l’on se reflet à la taille du département », ajoute de son coté, Ibrahima Paby Diédhiou, maire de Bona, par ailleurs parrain de l’événement.
Nous peinons à trouver des enseignants
Le département de Bounkiling a entamé la matérialisation des classes préscolaires à l’élémentaire, une initiative du ministère de l’éducation nationale. « Nous sommes en train de mettre en œuvre ce programme mais le seul problème demeure celui des enseignants. Nous peinons à trouver des enseignants », a confié Gora Faye Ndiaye. Il a salué l’engagement du maire de Bona qui a fait venir « 5 enseignants précédemment dans le privé pour accompagner les établissements dans l’éducation préscolaire », a-t-affirmé. Saluant la mise en place des classes préparatoire, Boubacar Sadio, Président de la cellule d’animation éducative du département de Bounkiling a demandé à la collectivité territoriale d’accompagner l’éducation de la petite enfance qui fait partir de l’éducation : une compétence transférée. Il a plaidé pour que les besoins des préscolaires soient pris en compte dans les dotations attribuées à l’éducation.
Créer des préscolaires dans la zone rurale
De son coté, Ibrahima Paby Diédhiou, maire de Bona estime que son engagement contribue à rompre avec ce qui paraissait à un tabou. « Pendant longtemps, les gens ont cru qu’envoyer son enfant à la maternelle était une affaire de riche au regard de tout ce qui est engagé à savoir bonne pour amener l’enfant, voiture pour le transport, entre autres », a expliqué M. Diédhiou. « Mais tel n’est pas le cas, nous estimons que c’était possible dans le monde rural, puisse que tous les enseignants sont polyvalents. Donc partout dans la zone rurale des préscolaires peuvent être créé », a-t-il poursuivi
M. Diédhiou qui est aussi enseignant de formation rappelle que la maternelle permet les enfants à s’habituer de l’école. Elle permet aux enfants d’acquérir une base. Et donne plus de chance d’avoir de jeune lycéen qui vont se consacrer aux études jusqu’ à l’université.
En organisant cette journée, les autorités de l’éducation du département de Bounkiling sont dans l’optique de pérenniser les actions positives.
Dans ce département, un nombre important d’enfants n’ont pas cette chance d’entrer à la préscolaire du fait de l’absence d’un cadre adéquat. « Il y a seulement deux écoles maternelles à Médina Wandifa et Bounkiling », a souligné Boubacar Sadio. Il a invité les maires du département à s’investir dans l’éducation afin de réduire l’abandon scolaire lié d’une part par le manque de socialisation dès la première année en préscolaire.
Jonas Souloubany BASSENE (correspondant)


