Dans les zones reculées du Sénégal, il y a souvent un manque criard d’enseignants. C’est notamment le cas à Matam. Mais les principaux concernés essaient de trouver des solutions pour y remédier. C’est en ce sens qu’intervient le Syndicat autonome pour le développement de l’éducation et de la formation (SADEF). Son secrétaire général, Mbaye Sarr, a énoncé une alternative. Selon lui, l’Etat doit récompenser les enseignants qui accepteraient de se rendre à Matam et environs.
« Pour palier au déficit d’enseignants à Matam et dans d’autres régions, nous proposons au gouvernement du Sénégal d’allouer une indemnité spéciale d’éloignement pour les enseignants qui acceptent de servir dans des localités éloignées telles que Matam, Sédhiou, Tambacounda, Kolda, Kédougou et Ziguinchor », a-t-il avancé ce samedi 18 janvier. C’était dans le cadre de la tournée de son syndicat à Matam.
À Matam, la solution utilisée est le format de classes à double-flux. C’est-à-dire que la classe est répartie en deux groupes qui viennent alternativement. Mais selon Mbaye Sarr, cela ne fait que nuire aux élèves. « Cette méthode ne favorise pas un enseignement de qualité. De ce point de vue, nous attirons l’attention des autorités pour que des mesures hardies soient prises pour endiguer ce phénomène ».
Le syndicaliste a par ailleurs évoqué les moyens des écoles dans cette zone du Sénégal. « Nous avons aussi constaté que beaucoup d’écoles sont sevrées de budget. Depuis 2017, les établissements scolaires ne peuvent plus fonctionner sans budget. Ceux qui avaient été initialement alloués aux écoles ont été suspendus pour des raisons que nous ignorons ».