L’Autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (Anaq-Sup) et les établissements d’enseignement supérieur privés ont organisé, mardi 2 décembre 2025, une rencontre d’échanges avec les dirigeants, enseignants et responsables académiques du sous-secteur privé. Cette séance de travail s’inscrit dans la dynamique d’un “dialogue renouvelé” entre l’autorité nationale et les établissements privés, qui accueillent aujourd’hui près de “35 % des étudiants du pays” et constituent un “pilier essentiel du système de formation supérieur”.
Selon un communiqué de presse, le Secrétaire exécutif de l’Anaq-Sup, le Pr Massamba Diouf, a rappelé que “le secteur privé occupe aujourd’hui une place de choix dans l’enseignement supérieur sénégalais” et que “nous ne pouvons en aucun cas conduire des réformes sans l’y associer pleinement”, soulignant la “l’égale dignité entre le public et le privé”. Il a insisté sur l’importance de “renouer avec des rencontres régulières en présentiel”, “écouter les préoccupations directement exprimées par les Epes”, “passer en revue la réglementation et certaines exigences (habilitation, accréditation, écoles doctorales et la recherche)”, et “prendre en compte le contexte national, régional et international (mobilité académique, insertion, employabilité, conventions internationales, cadre continental de qualification…)”.
Le président de la Conférence des établissements privés de l’enseignement supérieur du Sénégal (Cepes), Mamadou Ngingue, a, de son côté, a salué l’initiative de l’Anaq-Sup et rappelé la vitalité du sous-secteur privé, composé d’environ “300 établissements”. Au nom des Epes, il a partagé plusieurs préoccupations : “adapter les référentiels d’évaluation aux réalités du privé”, “améliorer la communication institutionnelle” pour éviter la confusion entre établissements en processus d’accréditation et établissements irréguliers, “intégrer pleinement le privé dans la recherche”, “rendre les procédures plus efficaces et plus souples”, et “renforcer la représentativité du privé dans la gouvernance”.
En réponse, le Pr Diouf a présenté plusieurs engagements : “respect strict des délais d’habilitation et d’accréditation”, “renforcement du dialogue institutionnel” avec des rencontres annuelles, voire semestrielles, “redynamisation du réseau national des Ciaq”, “harmonisation nationale des filières” avec la participation du secteur privé, “accélération de la dématérialisation et intégration de l’IA”, ainsi que la clarification du cadre des “diplômes et doctorats”.
L’Anaq-Sup et la Cepes s’accordent sur la nécessité de “consolider la confiance, d’améliorer la qualité de manière progressive et de construire un écosystème favorable à la recherche, à l’innovation et à la mobilité académique”. Cette rencontre marque une étape importante dans le “renforcement du partenariat entre l’Anaq-Sup et les Établissements privés d’enseignement supérieur”, et les deux institutions réaffirment leur engagement à bâtir un “enseignement supérieur inclusif, harmonisé, fiable et orienté vers l’excellence”, au service des ambitions du Sénégal.


