Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a lancé, hier, à Diamniadio, la 10ᵉ édition du concours national de dissertation. Il en a profité pour inviter les apprenants à cultiver un esprit critique et ouvert sur les enjeux contemporains.
RUFISQUE – Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Guirassy, a reçu, hier, à la sphère ministérielle de Diamniadio, une délégation de la Fondation UBA, initiatrice du concours national de dissertation. C’était pour procéder au lancement officiel de cette activité pédagogique, la 10e du genre organisée dans l’espace scolaire.
L’autorité, qui s’est réjouie de la pérennité de cette activité, en a profité pour évoquer les objectifs de son organisation. Selon lui, elle permet de souligner le rôle central de l’éducation dans la construction d’un Sénégal souverain et durable.
Devant les acteurs du système éducatif et les partenaires, le ministre a rappelé que l’école demeure le socle de toute politique de développement et le principal levier de transformation sociale. Il a tenu à marquer l’importance de l’éducation dans l’atteinte des aspirations d’une nation mue par le développement et la souveraineté.
« L’éducation est à la fois un levier de transformation sociale, un facteur de cohésion nationale et un instrument stratégique de construction de la souveraineté intellectuelle, culturelle et scientifique de nos nations », indique-t-il.
Selon Moustapha Guirassy, c’est dans ce sillage que s’inscrit ce concours qui vise à doter notre pays d’un capital humain de qualité. Il a saisi l’occasion pour inviter les élèves à cultiver un esprit critique et ouvert sur les enjeux contemporains, tout en consolidant leur capacité à prendre position de manière éclairée.
En tant qu’exercice académique, le ministre a vanté les mérites de la dissertation, notamment dans le développement des compétences essentielles telles que l’analyse, l’argumentation rigoureuse, la structuration de la pensée, la maîtrise de la langue et l’ouverture. Il estime que promouvoir la dissertation, c’est promouvoir l’esprit critique, la liberté de penser et l’autonomie intellectuelle.
« Des valeurs cardinales d’une école tournée vers la souveraineté et l’excellence », a déclaré le ministre de l’Éducation nationale. Il n’a pas manqué de magnifier l’engagement porté par le privé en partenariat avec le ministère dans l’organisation de ce concours.
S’adressant aux élèves qui participeront à concours, il leur a rappelé qu’au-delà de cet exercice, il s’agit de saisir une opportunité pour affirmer et montrer leur potentiel intellectuel ainsi que leur créativité et leur sens critique.
Prenant la parole, le directeur général de UBA Sénégal, Julien Kouassi, a réaffirmé l’engagement de sa Fondation en faveur de l’éducation et du culte de l’excellence. Il a dressé le bilan des neuf éditions précédentes du concours, qui ont permis, selon lui, de distinguer 99 lauréats, d’octroyer 27 bourses d’études pour près de 60 millions de FCfa et de recevoir plus de 18.000 candidatures à l’échelle nationale.
Julien Kouassi a souligné que cette 10e édition marque une nouvelle étape avec une ambition renforcée, traduite par une augmentation significative de l’enveloppe des bourses.
« Cette évolution est le fruit d’une collaboration étroite avec le ministère de l’Éducation nationale, visant à étendre la portée du concours et à permettre aux élèves de toutes les régions du Sénégal, y compris ceux des zones les plus éloignées, de participer sur un pied d’égalité », a déclaré M. Kouassi.
Mohamed DIENE (Correspondant)

