Les responsables du Lycée d’enseignement général (Leg) de Diourbel craignent une rentrée scolaire compliquée avec la vétusté de certains bâtiments comme le bloc administratif et les laboratoires. Ils sollicitent la réhabilitation de ces infrastructures.
Le premier Lycée d’enseignement général (Leg) de Diourbel n’est plus en sécurité. Les vents violents et les fortes pluies notés en cette période d’hivernage ont aggravé l’état de vétusté dans lequel se trouvent certains de ses compartiments. Ils ont emporté l’enseigne de la porte d’entrée et ont fait tomber deux pans du mur de clôture. À notre passage dans les lieux en cette matinée du 25 août 2025, un calme régnait dans l’établissement. En franchissant la porte d’entrée, on note la présence de quatre personnes.
Il s’agit du proviseur, de deux professeurs et du gardien de l’école. Ils sont assis devant la maison du concierge. Il faut se diriger à gauche de la porte d’entrée pour accéder au bâtiment marron abritant le bloc administratif. Ici, le décor est inquiétant. Le proviseur, Saïba Dembélé, attire l’attention et informe que l’infrastructure est vétuste. Le témoignage du chef de l’établissement est vérifiable sur place puisqu’en faisant un tour dans le bâtiment, on constate des fissures sur les murs, la dalle et le perron.
Les bureaux et les toilettes du personnel sont également en état de délabrement très avancé. Cet état de fait indispose le provisorat, le censorat, le secrétariat, la salle des professeurs et la comptabilité. Ils risquent de ne pas disposer de locaux pour travailler à la rentrée des classes. Selon M. Dembélé, cette situation ne peut pas continuer puisque le bâtiment risque de tomber. Il a d’ailleurs pris le soin de délocaliser son bureau dans les locaux de la bibliothèque afin de travailler convenablement. « Je ne prends pas le risque de rester dans ce bâtiment.
Pour les autres, nous sommes en train de réfléchir sur les modalités de leur délogement avant la rentrée », a- t-il souligné. Les laboratoires de Sciences physiques (Sp) et sciences de la vie et de la terre (Svt) où se déroulent les cours pratiques (expériences) des élèves des séries scientifiques de l’établissement sont aussi en délabrement avancé. Ils ne sont plus fonctionnels. « Ils ont été d’ailleurs fermés pendant l’année scolaire 2024-2025, sur instruction de la direction de la protection civile de Diourbel », a fait savoir Lamine Sow, professeur d’histoire et de géographie au lycée.
Selon lui, les enseignants ont été contraints de réduire leurs horaires. La salle polyvalente est aussi fermée. Les bâtiments H et I sont également dans le même état. « Quand des salles de classe sont fermées, l’impact négatif sur les enseignements et apprentissages est forcément la conséquence. La protection civile a alerté depuis trois ans, mais rien n’a été fait », déplore Saïba Dembélé qui invite les autorités étatiques à intervenir rapidement. Il préconise la construction de nouveaux bâtiments dans l’espace restant situé au sud de l’établissement.
M. Dembélé et ses enseignants craignent déjà une année scolaire 2025-2026 compliquée à cause de l’état de certaines infrastructures de leur lycée. Selon le proviseur, celui-ci était déjà confronté à un déficit de classes et de tables-bancs. Le Leg de Diourbel, construit au sous-quartier de Ndayane (quartier Thierno Kandji), a été inauguré en octobre 1998.
Oumar Bayo BA (Correspondant)