Le rôle de premier plan du Sénégal dans la promotion de l’assurance qualité de l’enseignement supérieur sur le continent a été confirmé lors des rencontres continentales organisées à Addis-Abeba par le Réseau africain d’assurance qualité (AfriQAN), l’initiative HAQAA3 (Harmonisation, Accréditation et Assurance Qualité dans l’Enseignement Supérieur Africain) et la Commission de l’Union africaine.
Pendant quatre jours, les principaux responsables des agences africaines d’assurance qualité, les partenaires techniques et les représentants de la Commission de l’Union africaine se sont réunis afin d’échanger sur les enjeux de l’harmonisation des systèmes d’assurance qualité et du renforcement de la coopération entre les États africains.
En marge de ces travaux, informe un communiqué de l’Anaq Sup reçu vendredi, une convention de partenariat a été signée entre le Sénégal et le Cap-Vert, ouvrant une nouvelle étape dans la coopération institutionnelle entre les deux pays en matière d’assurance qualité.
Le Niger, qui a bénéficié en juin dernier d’un accompagnement technique de l’Autorité nationale d’assurance qualité de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (ANAQ-Sup), devrait également formaliser prochainement un accord de coopération avec le Sénégal.
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« Cette dynamique confirme la reconnaissance de l’expertise développée par l’ANAQ-Sup et du rôle moteur joué par le Sénégal dans le développement de l’assurance qualité en Afrique. Plusieurs pays ont, à cette occasion, exprimé leur volonté de renforcer leur collaboration avec l’ANAQ-Sup afin de bénéficier de son expérience dans la mise en œuvre des dispositifs nationaux d’assurance qualité », indique le texte.
Dans ses communications, poursuit le document, le secrétaire exécutif de l’ANAQ-Sup, le professeur Massamba Diouf, a porté un plaidoyer en faveur de la création d’une Alliance panafricaine des agences d’assurance qualité (PAQAA).
Une alliance conçue comme une organisation intergouvernementale chargée d’accompagner les agences nationales, de promouvoir leur conformité aux référentiels africains et de renforcer la confiance dans les systèmes d’assurance qualité du continent.
« Ce plaidoyer a reçu un écho particulièrement favorable. À l’issue des échanges, les représentants des agences nationales d’assurance qualité ont décidé de confier au Sénégal, au Lesotho et au Cap-Vert la responsabilité de conduire les travaux préparatoires à la mise en place de cette future organisation continentale », lit-on dans le communiqué.
Une troïka composée pour coordonner l’élaboration des statuts de la PAQAA
À cet effet, une troïka, composée de ces trois pays membres du comité intérimaire, a été instituée afin de coordonner l’élaboration des statuts de la PAQAA. Elle aura pour mission de conduire les concertations entre les États membres, de rédiger les textes fondateurs et de proposer le cadre juridique et institutionnel de cette future alliance.
Cette décision constitue, selon la même source, une « marque de confiance forte » à l’égard du Sénégal et une reconnaissance du leadership exercé par l’ANAQ-Sup dans le développement de l’assurance qualité en Afrique.
« En confiant au Sénégal un rôle déterminant dans la conception des fondements juridiques et institutionnels de la PAQAA, les États africains réaffirment leur volonté de s’appuyer sur l’expertise sénégalaise pour bâtir un mécanisme continental crédible, durable et au service de l’amélioration continue de la qualité de l’enseignement supérieur », souligne le texte.
À travers cette participation remarquée, le Sénégal consolide son positionnement comme acteur de référence de l’assurance qualité en Afrique et réaffirme son engagement en faveur d’un enseignement supérieur africain harmonisé, innovant et répondant aux standards internationaux.
Mariama DIEME


