Dans un communiqué de presse reçu à la rédaction du «Soleil », le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Mesri) est revenu sur le recrutement par un pays voisin d’enseignants chercheurs sénégalais.
Concernant les cas d’enseignants-chercheurs en activité dans nos universités, le Mesri a tenu à rappeler que la loi n° 61-33 du 15 juin 1961 relative au statut général des fonctionnaires, modifiée, consacre, en son article 9, le principe de l’exclusivité de l’emploi dans la fonction publique et prévoit de façon limitative les modalités de cumul. De manière plus spécifique, renseigne le Mesri, l’article 11 de la loi n° 81-59 du 9 novembre 1981 portant statut du personnel enseignant des universités régit les modalités d’utilisation hors cadre des agents concernés. C’est la raison pour laquelle, le Mesri rappelle avoir demandé aux recteurs des universités publiques de vérifier de telles informations, car un enseignant-chercheur Sénégalais ne saurait être engagé par un contrat de travail dans la fonction publique d’un autre pays, hormis les mécanismes de coopération dûment ratifiés et la délivrance de fonctions de services » prévue par nos lois et règlements en vigueur. Le Mesri de louer louer l’attractivité des universités sénégalaises et la «valorisation constante des rémunérations, considérées comme étant l’une des plus élevées » dans l’espace francophone d’Afrique subsaharienne.
Le Mesri informe que c’est dans ce cadre que les gouvernements du Sénégal et de Guinée, ont signé à Conakry, le 23 mai 2025, un protocole d’accord sur la coopération universitaire et scientifique, qui prévoit la mobilité des enseignants et des étudiants. Il souligne que les modalités de mise en œuvre dudit protocole seront discutées dans le cadre du comité de suivi qui sera institué et seront rendues publiques en temps opportun.
Aliou KANDE


