Les assises départementales des daara se sont tenues dans les 18 communes du département de Tivaouane pendant plusieurs jours. Tous les acteurs — serigne daara, familles religieuses, ndéyou daara, collectivités territoriales, acteurs éducatifs et sociaux — ont pris part à ces concertations, sous la coordination des autorités administratives et avec l’encadrement de l’Inspection de l’éducation et de la formation (IEF) de Tivaouane.
Les discussions ont porté sur plusieurs thématiques, notamment les concepts, les finalités, les orientations, le financement, la gouvernance, le cadre juridique, l’environnement d’apprentissage, le programme pédagogique, le profil des enseignants, les conditions d’existence, la formation, le recrutement et le statut, entre autres. De nombreux points de convergence ont été notés, mais aussi des divergences.
Des recommandations ont également été formulées. Parmi les points de divergence figurent, par exemple, la mendicité et les châtiments corporels. Certains serigne daara estiment qu’ils doivent être maintenus, tandis que d’autres pensent qu’il faut y mettre fin.
Ainsi, les 18 rapports communaux ont été examinés par le comité départemental, qui a produit un rapport départemental validé par l’ensemble des acteurs des daara du département.
Cette démarche a été appréciée par le président de la Fédération des associations des daara de Tivaouane, Mohamed Faye. Selon le préfet du département, Mamadou Guèye, qui a présidé la rencontre en présence des sous-préfets et sous la supervision du représentant du khalife général des Tidianes, Dr Bachir Ngom, le rapport départemental ainsi validé sera transmis au gouverneur.
Venu présider la cérémonie, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a affiché sa totale satisfaction quant à la démarche adoptée par le département de Tivaouane.


