Les anciens délégués de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) ont appelé, dimanche dernier, à un « retour au calme » après les affrontements survenus au temple du savoir à la suite des revendications sur le paiement des bourses. Dans leur communiqué, ils alertent sur « un risque réel d’escalade pouvant compromettre durablement la stabilité du campus et l’avenir académique des étudiants ».
Pour favoriser l’apaisement, la plateforme rappelle avoir mené plusieurs démarches depuis le début de la crise. Elle dit avoir demandé « une suspension des manifestations de quarante-huit heures » et rencontré le collectif des étudiants le 3 décembre, « dans un esprit d’écoute et de médiation ». Le 4 décembre, renseigne le document, elle a échangé avec le directeur des bourses, avant de faciliter une rencontre entre le collectif et le Président de l’Assemblée nationale pour une prise en charge institutionnelle rapide. Une deuxième réunion avec les étudiants a eu lieu le 6 décembre, parallèlement à des discussions avec des organisations syndicales, dont le Saemss.
La plateforme souligne également son initiative de mise en place d’un Comité de Prévention des crises au sein des universités et écoles supérieures, estimant qu’un tel dispositif est désormais indispensable. En tant que médiateur, elle réaffirme sa disponibilité et son accompagnement aux étudiants, et demande à ceux-ci un délai pour entrer davantage en contact avec les autorités concernées et rétablir un cadre de dialogue apaisé.
Dans la note, les anciens délégués exhortent aussi les autorités à s’abstenir de toute mesure répressive, invitant l’État à éviter toute fermeture du campus ou invalidation de l’année. Ainsi, ils appellent l’ensemble des acteurs à privilégier les voies pacifiques d’expression et à renouer sans délai le dialogue afin de permettre un retour rapide à la normale à l’Ucad.
Adama NDIAYE

