En pleine période des « 16 jours d’activisme », l’Association Sénégalaise des Femmes Diplômées des Universités (ASFDU) tire la sonnette d’alarme face à la montée des tensions dans l’espace universitaire. Dans un communiqué rendu public, l’organisation exprime sa vive préoccupation après les heurts et perturbations enregistrés, notamment à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).
Selon l’ASFDU, la grève déclenchée à la suite des retards de paiement des bourses et les affrontements qui s’en sont suivis ont profondément désorganisé les activités pédagogiques. L’interruption des cours, la détérioration du climat universitaire et l’incertitude croissante mettent en danger l’avenir de milliers d’étudiants, dont beaucoup dépendent exclusivement de leur bourse pour vivre et poursuivre leurs études.
Face à une situation qu’elle juge préoccupante, l’association appelle à une réaction urgente et concertée. Elle invite les autorités gouvernementales à accélérer les diligences nécessaires pour répondre aux attentes légitimes des étudiants.
L’ASFDU encourage également les organisations étudiantes et l’ensemble des parties prenantes à privilégier le dialogue, l’écoute mutuelle et la recherche de compromis, seul moyen, selon elle, de sortir durablement de l’impasse.
L’association insiste enfin sur la nécessité d’une solution pérenne, reposant sur la concertation et une planification rigoureuse, afin d’éviter la récurrence de telles crises qui fragilisent l’environnement académique.
Défendant depuis toujours le droit à l’éducation, particulièrement pour les jeunes filles, l’ASFDU assure rester pleinement mobilisée pour la stabilité et l’inclusivité du système universitaire.


