Le Comité de gestion des inondations, organe technique du Comité national de gestion des inondations (CNGI), a tenu ce mercredi 27 août 2025 sa réunion hebdomadaire d’évaluation. La rencontre, présidée par le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, a rassemblé plusieurs structures opérationnelles – dont la DPGI, l’ONAS, la DA, l’ADM, la DGPRE, la BNSP, le Génie militaire, l’Ageroute, l’ANACIM, Promoville et l’APIX – ainsi que des gouverneurs de régions.
Les gouverneurs ont présenté des rapports détaillés, mettant en lumière à la fois les avancées dans certaines localités et les difficultés qui demeurent. Des mesures supplémentaires et des moyens additionnels ont été proposés afin d’accélérer le drainage des eaux et de prévenir de nouveaux débordements.
Diourbel : des renforts matériels sur le terrain
Dans cette région, plusieurs zones sensibles comme le marché Ndoumbe Diop, Avignon et Rouxou Bu Séw ont connu des difficultés. Les interventions conjointes de l’ONAS, de la BNSP, de l’ADM et de la DPGI, coordonnées par le gouverneur, commencent à porter leurs fruits. Le dispositif a été renforcé par 10 camions hydrocureurs, une électropompe de 800 m³/h et 7 motopompes de 120 m³/h offertes par la Fondation Sonatel. Un nouveau bassin sera aussi aménagé pour soulager les quartiers inondés.
Touba : un plan d’urgence en 48 heures
Dans la ville sainte, plusieurs quartiers ont été dégagés rapidement, mais des zones comme Darou Rahmane, Guédé et Darou Khoudoss restent critiques. Face aux difficultés, le ministre a instruit un renforcement massif dans les 48 heures : deux électropompes supplémentaires de grande capacité, une intervention ciblée de l’ONAS à Guédé et la distribution de 45 motopompes.
« Les difficultés majeures restantes concernent notamment les quartiers de Darou Rahmane, Feto, Poulailler Baay Diop, Kawsara Fall, Guédé et Darou Khoudoss, où de nombreuses familles ont dû quitter leurs maisons. Ces zones, situées en points bas dépourvus de réseaux de drainage, accentuent la stagnation des eaux et compliquent les opérations de pompage, les réseaux les plus proches étant parfois distants dʼun kilomètre », rapporte le document de compte rendu.
Kaolack : prévention avant le Gamou
À l’approche du Maouloud, la ville bénéficie d’un dispositif renforcé. Les bassins construits par la DPGI et le Génie militaire ont permis d’éviter des inondations majeures. Cinquante motopompes ont été distribuées pour anticiper l’afflux des pèlerins.
Kaffrine, Saint-Louis, Tambacounda et Thiès : vigilance et coordination
A Kaffrine, la situation est maîtrisée, grâce à un dispositif préventif et à 50 motopompes déployées. A Saint-Louis, plusieurs quartiers ont été touchés, mais des opérations de pompage avec électropompes et distribution de 10 motopompes ont permis une amélioration. Dans le Nord, des digues de protection sont en construction.
A Tambacounda, les ruissellements du Mamacounda ont affecté 441 personnes qui se retrouvent sinistrées, mais les opérations de curage et de bassin à Kidira ont fortement réduit les impacts.
A Thiès et à Tivaouane : la plupart des quartiers sont libérés, mais un plan spécial est mis en œuvre pour sécuriser la ville religieuse en vue du Gamou, avec 30 camions hydrocureurs, 58 camions de vidange, 50 toilettes mobiles et 21 motopompes.
À l’issue de la réunion, le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement a réaffirmé l’engagement du gouvernement à agir aux côtés des collectivités locales et des acteurs communautaires. « L’État reste mobilisé pour soulager les populations et mettre en place des solutions durables », a insisté le ministre.