Maire de la commune de Dalifort-Foirail depuis 2021, Mamadou Mbengue dit « Baye Diop » est en train de faire des réalisations tangibles dans divers domaines. Notamment aux plans éducatif, sanitaire et même dans l’amélioration du cadre de vie des populations. Aujourd’hui, il dit avoir réalisé 80% de l’objectif de faire de Dalifort une commune sans sable.
Vous avez inauguré récemment un nouveau centre de santé dans votre commune. Quelle est la place de ce secteur dans votre programme ?
La santé occupe une place prioritaire dans notre commune, d’autant plus que c’est une compétence transférée. Compte tenu de la densité de notre population, la santé ne peut occuper qu’une place primordiale dans notre programme. Il faut juste rappeler que, selon les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), il doit y avoir un poste de santé pour 10.000 habitants et aujourd’hui Dalifort a une population de 40.000 habitants.
Quand je suis arrivé en 2021, j’ai trouvé un poste de santé et une case de santé. Actuellement nous avons deux postes de santé totalement équipés et rénovés. Nous avons même un projet de construction d’une maison mère-enfant de plus de 400 millions de FCfa qui sera financée par la Ville de Pikine.
En dehors de la santé, est-ce que vous avez réussi à développer les autres secteurs comme l’éducation ?
Tous les neuf domaines de compétence constituent pour nous des priorités. L’éducation nous tient à cœur. Moi qui suis né ici et j’ai étudié ici, j’avoue que l’état dans lequel j’ai trouvé l’école primaire n’était pas des meilleurs. Mais aujourd’hui, l’établissement a retrouvé un visage plus agréable avec des toilettes rénovées et des fontaines refaites. L’école dispose aussi d’une bibliothèque et d’une salle informatique.
Chaque année, nous nous efforçons de donner à chaque élève un kit scolaire. Pour ce qui concerne le corps administratif, nous faisons tout pour lui donner le matériel nécessaire. Chaque année, nous organisons la journée de l’excellence. C’est toujours l’occasion de primer les cinq meilleurs élèves et nous les envoyons en excursion à Gorée, au Lac rose, etc. C’est une manière de cultiver l’excellence et d’inviter les autres élèves à fournir des efforts. Cette année, nous comptons primer les cent meilleurs élèves de la commune à l’occasion des fêtes de Noël.
Et cela se reflète sur les résultats, car dans le département de Pikine, les écoles de Dalifort font toujours les meilleurs résultats. C’est dire que nous faisons tout ce qu’il faut pour développer l’éducation, la santé, la sécurité, etc. D’ailleurs très bientôt, nous allons inaugurer un commissariat de Police à Dalifort. Ce sera une très bonne chose pour les populations parce que notre commune abrite le marché central au poisson, la gare des Beaux maraîchers, le foirail des petits ruminants qui sont des zones carrefour. C’est pourquoi, la mairie a jugé utile de construire avec ses propres moyens, ce commissariat.
Ce qui saute à l’œil en venant ici, c’est le cadre de vie quelque peu dégradé. Est-ce que vous comptez mettre un terme à cela ?
De 2021 à 2022, nous avons pu réaliser 5 kilomètres de route pavée. Actuellement, nous sommes à 10 kilomètres. J’avais promis à la population une commune sans sable. C’est pourquoi, toutes les grandes artères ont été pavées. Actuellement, il nous reste deux grands axes. Là où se trouvent les mécaniciens, c’est un site qui appartient à la Senelec. Mais nous espérons que d’ici le mois de mars, cette zone sera libérée. Nous comptons en faire un parc sportif, des zones de détente et des terrains de football.
Il y a aussi un autre site de 8 hectares « Tambadou » qui appartient à un privé. Le propriétaire est en train de vendre. Ce sont ces deux sites qui causent problème dans la commune. Mais le reste de la localité est très bien assaini. Chaque année, nous organisons des journées de reboisement. En 2025, nous avons planté près de 1.000 arbres. Donc sur différents secteurs, nous sommes en train de faire des efforts.
Nous avons inauguré, l’année dernière, la Maison de la jeunesse et de la femme. Nous avons organisé, en début décembre, le festival des mômes pour les enfants. Dalifort compte en ce moment trois festivals. Tous les acteurs culturels sont accompagnés.
Pour ce qui est du football, Dalifort n’avait pas de zone. Aujourd’hui, nous en avons une, mais notre projet futur est de créer un club qui va regrouper toutes les écoles de football. Nous disposons aussi d’une école de basket et nous sommes en train de construire un complexe pour développer cette discipline. Notre mission est de moderniser les infrastructures sportives pour espérer avoir des internationaux de football. C’est aussi l’occasion de rendre hommage aux sportifs issus de la commune.
Actuellement, la médaillée d’or mondiale en taekwondo est de Dalifort. Celle qui a représenté le Sénégal à Miss Univers est de notre commune. Dalifort vient d’être récompensée au Prix d’excellence sur le leadership local (Pell 2025). Cette distinction concerne 28 pays, 734 participants. Finalement, 24 lauréats ont été récompensés dont six maires. Dalifort est première dans sa catégorie.
Avez-vous de bonnes relations avec la Ville de Pikine ?
Effectivement. C’est d’ailleurs la Ville de Pikine qui a décidé de financer entièrement la Maison mère-enfant qui sera une première au Sénégal. Ce projet est de plus de 400 millions de FCfa. C’est l’occasion de remercier le maire de la Ville Abdoulaye Timbo et l’ensemble des conseillers municipaux de Pikine.
Quels sont les défis qui vous restent à relever en tant que maire ?
Il y a toujours des choses à faire quand on gère une commune. J’avais promis une commune sans sable aux populations, actuellement je suis à plus 80%. Il faut que cette promesse soit réalisée. J’avais promis une commune éclairée, actuellement toutes les grandes artères sont éclairées. J’avais promis une commune verte et chaque année, nous organisons une journée de reboisement. Nous apprécions l’adhésion des populations qui s’approprient tous nos projets.
Nous comptons terminer ce qu’on a déjà commencé et attaquer les autres défis parce qu’il y a encore des choses à faire sur la santé. Au plan éducatif, nous avons deux écoles primaires, il nous en faut une autre. Nous avons déjà le financement, il ne reste que le site.
Nous comptons aussi créer dans notre commune une usine de tannerie. J’ai déjà rencontré le responsable de la coopération italienne et l’étude est presque bouclée. Actuellement, les Italiens sont en train de chercher le financement pour s’installer au Sénégal.
Propos recueillis par Maguette NDONG

