Au deuxième jour de sa visite à Saint-Louis, le Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Dr Abdourahmane Diouf, a passé en revue plusieurs enjeux environnementaux prioritaires pour le Sénégal : conservation des espèces rares, soutien aux pépinières, lutte contre l’érosion côtière et régénération des forêts.
Conserver des espèces rares au Sénégal
Le ministre a rappelé l’importance de renforcer la protection de certaines espèces sahélo-soudaniennes dont certaines ne se trouvent qu’au Sénégal ou dans quelques régions du monde. « Il nous faut intensifier le repeuplement de certains animaux et mieux protéger l’existant », a-t-il affirmé, évoquant également la possibilité d’importer des espèces pour renforcer les populations locales.
Les pépinières, un levier pour reverdir le territoire
La visite de la pépinière de Bango a permis de valoriser le travail de reboisement et d’ornementation paysagère mené sur le terrain.
« Ce sont des agents qui font un travail extrêmement important mais souvent en souterrain. Ils doivent être davantage soutenus pour fournir en végétation les départements, les villages et l’ensemble du pays », a indiqué le ministre.
Sur le littoral, l’érosion à la Langue de Barbarie demeure un défi majeur. La dégradation de la côte impacte les habitats naturels et les communautés locales. « Il y a des urgences du point de vue du gouvernement », a souligné le Ministre, faisant de la protection du littoral un enjeu environnemental et socio-économique.
La forêt classée de Mpal a démontré des résultats encourageants grâce aux zones de défense mises en place. « Nous avons la capacité de régénérer nos forêts si nous en avons la volonté », a expliqué Dr Diouf.
« En un an, les dix hectares clôturés montrent des progrès significatifs ». Au-delà des constats de terrain, le ministre a insisté sur la nécessité d’arbitrer entre conservation et développement économique. « La question est de trouver l’équilibre entre la préservation de notre faune et de notre flore et la prise en compte des intérêts des communautés », a-t-il déclaré.
Selon lui, cet équilibre permettra au Sénégal d’atteindre des standards internationaux, d’attirer des projets et de générer une économie verte profitable aux populations locales. Cette immersion opérationnelle à Saint-Louis confirme, selon le ministre, l’ambition du Sénégal de protéger, restaurer et valoriser son patrimoine naturel au bénéfice des générations futures.
Jeanne SAGNA (Correspondante)


