Le Grand Magal de Touba génère un impact économique estimé à 629,6 milliards de francs CFA pour l’économie sénégalaise, selon les résultats d’une étude conjointe menée par l’Université Cheikh Ahmadoul Khadim (Ucak) et l’Université Alioune Diop de Bambey (Uadb), en partenariat avec le Comité d’organisation du Grand Magal de Touba.
Ces résultats ont été rendus publics à quelques jours de l’édition 2026 du Grand Magal, prévue le 2 août prochain, mettant en lumière le poids économique de cette manifestation religieuse qui rassemble chaque année plusieurs millions de fidèles dans la cité de Touba.
D’après le Comité d’organisation, cette étude d’impacts économiques vise à mesurer la contribution réelle du Grand Magal à l’économie nationale. Elle met en évidence les effets directs et indirects de l’événement sur plusieurs secteurs d’activité, notamment le commerce, les transports, l’hôtellerie, la restauration, les télécommunications, les services et les activités informelles.
L’évaluation, réalisée avec l’appui de deux institutions universitaires, fournit des données destinées à éclairer les politiques publiques, à mieux orienter les investissements et à renforcer les stratégies d’organisation de ce grand rassemblement religieux.
Le Comité d’organisation entend également souligner le rôle du pèlerinage dans la création de richesses, la dynamique entrepreneuriale et le développement économique du Sénégal, au-delà de sa dimension spirituelle.
Le Grand Magal de Touba commémore le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme. Il constitue l’un des plus importants rassemblements religieux d’Afrique de l’Ouest et un puissant levier d’activités économiques pour la ville sainte de Touba et l’ensemble du pays.
Salla GUEYE


