Au lendemain d’un week-end de pluies torrentielles, les autorités ont mis en place un dispositif de veille permanente, débloqué des fonds d’urgence et lancé une évaluation de l’état des écoles avant la rentrée.
Le lundi 5 octobre, le Premier ministre Ahmadou Alhaminou M. Lo a présidé une réunion d’urgence. Elle a rassemblé plusieurs membres du Gouvernement ainsi que les responsables des services concernés, notamment ceux des ministères de l’Intérieur, de l’Éducation, de la Famille et des Solidarités. Les participants ont évalué les conséquences des pluies et identifié des zones sensibles.
À l’issue de cette réunion, le chef du gouvernement a annoncé le déclenchement du plan d’urgence régional à Dakar, ainsi que la mise en place d’un comité de veille. Au nom du président Bassirou Diomaye Faye, il a présenté ses condoléances aux familles touchées.
Les principales mesures sont la veille permanente. Le Premier ministre a justifié le plan par de « fortes probabilités » de pluies annoncées entre mardi et mercredi. Le comité de veille doit lui remettre chaque jour, à 20 heures, un rapport sur la situation.
Dans cette dynamique, les zones sensibles ont été identifées comme les autoroutes, la zone de Philippe Maguilène Senghor et Keur Massar, en banlieue de Dakar. Des opérations de dégagement ont déjà commencé dans les secteurs où la circulation est très perturbée d’après le chef du gouvernement.
Le ministère des Finances a reçu instruction de libérer les fonds nécessaires pour tout appui ou intervention d’urgence. Quant au ministère chargé de la Famille, il lui a été instruit d’organiser une assistance immédiate, notamment en eau et en denrées alimentaires.
À en croire le premier ministre, les autorités surveillent les effets possibles des intempéries sur la distribution d’eau et d’électricité. Un dispositif d’alerte doit tenir les citoyens informés de l’évolution de la situation. « Les services compétents ont reçu pour instruction de réduire les difficultés de circulation aggravées par les eaux pluviales », souligne-t-il.
Le chef du gouvernement a également demandé une évaluation de la situation des établissements scolaires dans la région de Dakar avant la rentrée prévue le 8 octobre. Un éventuel report n’a pas été tranché : selon Bénin Web TV, un éventuel décalage de la rentrée scolaire reste à évaluer.
A.N


