La première Université d’hivernage du parti Kiiraay, organisée sous le format « Think Tank » a permis, ce 3 octobre, aux responsables de préciser leur ligne politique. Ils ont par ailleurs défendu les réformes engagées par leur leader, le Président Bassirou Diomaye Faye. Un cap a été enfin fixé, en vue des prochaines échéances électorales.
Superviseur général du Kiiraay, Aminata Touré a donné le ton en réaffirmant l’attachement du parti au respect de la Constitution. « L’Assemblée nationale ne peut pas voter de lois anticonstitutionnelles », a-t-elle déclaré, assurant que Kiiraay veillera « au strict respect de la Constitution, ainsi qu’à la préservation et à la défense de la République ». Elle a également dénoncé le recours à l’immunité parlementaire pour attaquer les institutions. Aminata Toure annonce un objectif électoral assumé qui consiste à « gagner 80 % des communes en 2027 ». Elle a par ailleurs indiqué que plus de 500 partis et organisations ont fusionné au sein de Kiiraay.
Dans le prolongement des échanges, Alain Diouf, ministre auprès du Président de la République chargé du Suivi et de l’Évaluation de l’Agenda national de transformation Sénégal 2050, a mis en avant l’agenda réformateur du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye. Il a cité plusieurs chantiers engagés « en un temps record », notamment la réforme du Code des impôts, du Code de l’investissement, de la loi sur le patrimoine, de l’accès à l’information et du Code du travail.
Sur le plan social, il a indiqué que 500 000 ménages vulnérables bénéficient actuellement d’un soutien de plus de 100 000 FCFA par trimestre, avec un objectif d’extension à un million de ménages, soit un impact annoncé sur environ 8 millions de personnes.
La dimension doctrinale du parti a ensuite été réitérée par Alioune Dione, membre fondateur de Kiiraay, pour qui le « patriotisme républicain » ne saurait être « une attitude sectaire ou partisane », mais doit s’inscrire dans « le commun vouloir-vivre ensemble ».
L’intérêt national prime sur les intérêts partisans
Me Abdoulaye Tine, coordonnateur des cadres, a prolongé cette définition en plaçant l’intérêt national au-dessus des intérêts partisans. Il a défendu une conception du cadre politique fondée sur le respect de la loi, y compris dans le rapport à l’adversaire. « Le pouvoir n’est pas une propriété » et l’action politique ne doit reposer ni sur les « coups bas », ni sur l’insulte ou la fabrication de faits, a-t-il indiqué.
La structuration territoriale constitue également un axe majeur. Mamadou Thiaw, superviseur général adjoint chargé des élus, a insisté sur la place centrale des maires dans l’organisation de Kiiraay. Il a appelé à une implication accrue des élus afin que « la voix des territoires soit pleinement entendue », allant jusqu’à annoncer la disponibilité des élus locaux du mouvement à contribuer à l’obtention d’une majorité parlementaire pour le président de la République.
Moussa Bala Fofana, membre fondateur de Kiraay, a appelé les cadres à investir davantage les instances territoriales et les conseils des pôles, afin de participer à la mise en place de la gouvernance portée par le mouvement. À travers cette première Université d’hivernage, les débats sont globalement articulés autour de trois axes. Il s’agit de la défense de la République et de la Constitution, accompagnement des réformes de l’État et implantation territoriale, avec en ligne de mire les échéances électorales de 2027.
O.BA


