Cheikh Niang, ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, a présidé la cérémonie d’ouverture de la quatrième session du Conseil présidentiel sénégalo-gambien qui a eu lieu ce jeudi 11 juin, à Dakar.
Consolider les liens historiques et stratégiques entre le Sénégal et la Gambie : telle est être la volonté des délégations sénégalaise et gambienne qui ont pris part, hier, 11 juin 2026, à la cérémonie d’ouverture de la quatrième session du Conseil présidentiel sénégalo-gambien. Cette rencontre, qui a réuni des ministres du gouvernement sénégalais dont Yankhoba Diémé (Forces armées), Cheikh Niang (Affaires étrangères), Serigne Guèye Diop (Industrie et Commerce), Déthié Fall (Infrastructures) et leurs homologues gambiens, ambitionne de revisiter les feuilles de route liées à l’examen des secteurs prioritaires de la coopération sénégambienne.
Selon Cheikh Niang, les travaux doivent permettre de mieux cerner les enjeux liés à la sécurité, à la diplomatie et à la coopération économique. Le chef de la diplomatie sénégalaise a salué les avancées significatives liées à la tenue des différentes sessions du Conseil présidentiel. Cependant, a-t-il ajouté, des défis persistent dans les domaines prioritaires, tels que la défense et la sécurité, la gestion des frontières, l’environnement, le commerce, les transports et la libre circulation. « Le défi majeur auquel nous sommes confrontés est désormais celui de l’exécution effective de nos engagements », a-t-il déclaré.
De son côté, Sering Modou Njie, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Gambiens de la diaspora, indique que cette rencontre doit permettre de faire de l’axe Banjul-Dakar un modèle d’intégration régionale et de coexistence pacifique en Afrique.
La réunion des experts qui a précédé cette session a été une occasion pour évaluer les progrès accomplis depuis la dernière rencontre et formuler des recommandations pratiques pour l’avenir. « Nous devons continuer à intensifier notre collaboration dans les secteurs clés, renforcer la connectivité des infrastructures, promouvoir le commerce et l’investissement, encourager une plus grande participation du secteur privé et élargir les opportunités pour les femmes et les jeunes », a-t-il indiqué.
Mamadou Makhfouse NGOM

