La commune de Merina Dakhar a accueilli ce week-end la première édition du Forum Économique International du Cayor (FESICA 2026), sous le thème central : » Le Cayor, révéler son potentiel, connecter le Sénégal au reste du monde. Une initiative portée par Ousseynou Fall, administrateur civil, contrôleur financier à la Présidence de la République et initiateur du forum. L’objectif de cette premiere edition est de faire de cette parmi les moteurs de l’agenda Senegal 2050.
Parrainée par le Ministre du Budget, Bassirou Sarr, et le Directeur Général du FONSIS, Babacar Gning, représentés par Adramé Ndion, cette rencontre ambitionne de faire du Cayor un hub économique national.
Dans son allocution, Adramé Ndione a transmis le message du ministre parrain : « Le souhait du ministre est que cette rencontre dépasse le cadre des échanges et des intentions pour contribuer à l’émergence de projets concrets, de partenariats solides et d’investissements créateurs d’emplois ».
Selon lui, le FONSIS, en tant que bras financier de l’État, est prêt à accompagner les PME du territoire. « Nous ne faisons pas de la dette. Nous prenons des participations dans les sociétés. Nous devenons associés et nous les accompagnons dans leur développement », a-t-il précisé, invitant les porteurs de projets à présenter des dossiers bancables.
Le Cayor n’est pas un spectateur, c’est un moteur. Pour l’initiateur du FECICA, Ousseynou Fall, le choix du Cayor n’est pas fortuit. Sur les douze filières porteuses du Sénégal, huit sont issues du Cayor. Phosphate, agriculture des Niayes, artisanat, culture, logistique : le Cayor n’est pas à la périphérie, il est un moteur de croissance, a-t-il soutenu.
Il a cependant pointé le paradoxe d’un terroir riche mais vulnérable, avec une activité agricole limitée à 3 ou 4 mois d’hivernage et le drame récurrent de la mévente, comme l’illustrent les productions maraîchères qui pourrissaient dans les champs l’année dernière à Notto. Pour éviter que FECICA ne reste un forum de discours, l’organisateur a annoncé la création d’un comité permanent de Suivi du FESICA.
Il sera chargé d’assurer la mise en œuvre des engagements, la mobilisation des financements et la transformation des intentions en projets tangibles. Étaient présents à cette première édition, l’ANIDA pour l’agriculture, l’APROSI pour les plateformes industrielles, le FONSIS pour le financement, ainsi que de nombreux investisseurs et membres de la diaspora du Cayor.
Leader du mouvement « Dieumel Yaakar », M. Fall est présenté par ses partisans comme celui qui a permis à 165 diplômés de trouver un emploi au niveau de la Fonction publique. Pour eux, la FECICA est une opportunite pour tout le cayor.
Venu présider la rencontre au nom du Chef de l’État, Me Abdoulaye Tine, coordonnateur des cadres du parti Kiiraye, par ailleurs Ministre, porte-parole du Président de la République, a salué une initiative qui entre en droite ligne avec la vision du Président. « Je veux vous parler en tant que bâtisseur », a-t-il déclaré. Me Tine a rappelé les potentialités du Cayor.
« Que ce soit sur le plan des mines, du phosphate, mais également au niveau de l’agriculture, nous avons les Niayes dans cette zone. Tous les légumes qui sont commercialisés à Dakar ou à Thiaroye ont été cultivés ici. Vous êtes un vrai vivier maraîcher du Sénégal », a-t-il déclaré. Le Cayor n’est pas à la périphérie du Sénégal.
Le Cayor n’est pas un spectateur, le Cayor n’est pas un simple dossier dans l’Agenda de transformation économique. Le Cayor, c’est un moteur, un véritable moteur qui peut booster la croissance économique du Sénégal « , a-t-il conclu.
Ibrahima NDIAYE (Correspondant)


