Le parti Alliance pour les urgences de la République (Allure) a organisé, samedi 6 juin 2026, à Dakar, son premier conseil national en vue de sa structuration. La formation politique dirigée par Babacar Diop a décliné ses orientations stratégiques afin de devenir une force politique structurée et proche des populations.
L’Alliance pour les urgences de la République (Allure) a franchi une étape dans son évolution avec la tenue, samedi dernier, du premier conseil national du parti. Son président, Babacar Diop, a décliné les orientations stratégiques.
Devant une assemblée de militants survoltés, il a insisté sur la nécessité de bâtir une formation politique capable d’écouter les préoccupations des populations et de contribuer efficacement à la recherche de solutions à leurs difficultés. Pour Babacar Diop, cela passe par un renforcement de l’organisation interne du parti et un maillage territorial. « Un parti n’est véritablement fort que lorsqu’il est structuré, organisé et proche des populations », a-t-il déclaré. « Nous voulons un maillage territorial solide, renforcer nos instances et préparer Allure à remplir pleinement sa mission : écouter les Sénégalais, comprendre leurs préoccupations et contribuer à la recherche de solutions concrètes », a-t-il ajouté. M. Diop a souligné son ancrage dans la coalition Diomaye Président.
Selon lui, le contexte exige des forces politiques responsables qui privilégient la stabilité institutionnelle, la cohésion nationale et l’accompagnement des réformes visant à améliorer les conditions de vie des Sénégalais. « Lorsque le président Bassirou Diomaye Faye a lancé son appel au rassemblement des forces autour des grands défis de la Nation, nous avons estimé qu’il était de notre devoir d’y répondre favorablement », a-t-il expliqué. En rejoignant la coalition Diomaye Président, Allure veut accompagner le chef de l’État dans la satisfaction des attentes exprimées par les populations en matière d’emploi, de pouvoir d’achat, de développement économique et d’opportunités offertes à la jeunesse. « Lorsque le Sénégal gagne, nous gagnons tous », a-t-il affirmé.
Babacar Diop a plaidé pour la restructuration de la dette du Sénégal avançant que les échéances de remboursement sont rapprochées et les sommes souvent colossales. « Si nous nous entêtons à rembourser, nous n’aurons pas de marge pour financer le développement. Nous devons aller vers la restructuration pour soulager les souffrances des populations », a-t-il préconisé.
Souleymane WANE

