Un Comité régional de développement (Crd) spécial sur la nouvelle Politique nationale de l’emploi s’est tenu, hier, à Dakar. Présidée par le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique, Amadou Moustapha Njekk Sarré, la rencontre vise à recueillir les contributions des acteurs locaux pour bâtir une politique plus inclusive et mieux territorialisée.
La région de Dakar a abrité, hier, un Comité régional de développement (Crd) spécial dédié à la consultation des parties prenantes dans le cadre de l’élaboration de la nouvelle Politique nationale de l’emploi.
Cette rencontre stratégique, marquant l’ultime étape des concertations territoriales, s’est tenue sous la présidence du ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle et technique, Amadou Moustapha Njekk Sarré. Elle a été marquée par la présence des autorités administratives et territoriales, des élus locaux, des représentants des services techniques de l’État, des partenaires sociaux et économiques, ainsi que des acteurs de la formation, de l’emploi et de l’insertion professionnelle. Le ministre a tenu à rappeler la philosophie qui fonde la démarche engagée par son département. « Tout ce qui se fait pour moi sans moi est bien évidemment contre moi », a-t-il déclaré, soulignant la volonté de l’État d’élaborer la nouvelle politique nationale de l’emploi en parfaite cohésion avec les populations, au nom desquelles elle est conçue.
Se félicitant de la forte mobilisation des participants, Amadou Moustapha Njekk Sarré a indiqué que cette rencontre permettra de recueillir des contributions essentielles. La question de l’emploi et de l’employabilité des jeunes, selon M. Sarré, demeure l’un des défis majeurs du Sénégal. Celle-ci, dit-il, « interpelle l’État, les collectivités territoriales, le secteur privé, les partenaires sociaux et la société civile, mais surtout la jeunesse dont les aspirations légitimes exigent des réponses concrètes, durables et inclusives ». Ces concertations s’inscrivent, selon lui, dans le cadre de la Vision Sénégal 2050, « portée par le Président de la République et mise en œuvre par le gouvernement, qui ambitionne de bâtir un Sénégal souverain fondé sur un capital humain de qualité ». Dans cette perspective, « l’emploi décent, productif et inclusif constitue un pilier central », précise-t-il.
S’appuyant sur les diagnostics récents du marché du travail, le ministre a relevé des déséquilibres structurels persistants, notamment la prédominance de l’économie informelle, un chômage et un sous-emploi élevés chez les jeunes et les femmes, ainsi qu’une inadéquation durable entre l’offre de formation et les besoins réels de l’économie. Ces défis, a-t-il indiqué, sont particulièrement visibles dans la région de Dakar, qui concentre une part importante de la population active nationale. Face à cette situation, le ministre a plaidé pour une politique nationale de l’emploi plus cohérente, plus efficace et surtout mieux territorialisée. Prenant la parole, Samira Daoud, directrice pays du Bureau international du travail (Bit) au Sénégal, a souligné la pertinence des consultations territoriales qu’elle qualifie comme étant une opportunité.
Daouda DIOUF

