Quelques jours après avoir obtenu le soutien officiel du Sénégal à sa candidature au poste de Secrétaire général des Nations unies, l’ancien président Macky Sall accélère sa campagne diplomatique. Dans une déclaration rendue publique jeudi, il a présenté les grandes priorités qui guideraient ses premiers jours de mandat s’il était élu à la tête de l’organisation.
L’ancien chef de l’État sénégalais affirme vouloir agir rapidement afin de « restaurer la confiance » au sein des Nations unies. Une priorité qu’il considère indispensable dans un contexte marqué par la multiplication des conflits, les tensions géopolitiques, les crises climatiques et les difficultés de financement auxquelles fait face l’institution.
Selon lui, les premiers jours d’un mandat doivent envoyer un signal fort. Son programme prévoit notamment une consultation des différentes composantes du système onusien, une évaluation des réformes en cours ainsi que l’ouverture de discussions avec les États membres afin d’améliorer l’efficacité et la crédibilité de l’organisation.
Cette prise de parole intervient dans un contexte politique particulier. Lundi dernier, le président Bassirou Diomaye Faye a officiellement annoncé que le Sénégal soutenait la candidature de son prédécesseur, qualifiant cette ambition de candidature portée au service du Sénégal, de l’Afrique et du multilatéralisme. Macky Sall avait salué cette décision, y voyant un geste d’unité nationale au-delà des divergences politiques.
En choisissant de détailler son agenda dès les premiers jours d’un éventuel mandat, Macky Sall cherche également à se distinguer des autres candidats en présentant une vision concrète plutôt qu’un simple programme de principes. Cette démarche s’inscrit dans une campagne où la capacité à proposer des réformes crédibles sera déterminante auprès des États membres appelés à désigner le successeur d’António Guterres.
Toutefois, cette candidature continue de susciter des réactions contrastées au Sénégal. Si elle bénéficie désormais du soutien officiel de l’État, plusieurs organisations de victimes des violences politiques des années 2021-2024 continuent d’exprimer leur opposition, estimant que les procédures judiciaires doivent suivre leur cours avant toute consécration internationale.
En présentant une feuille de route centrée sur la restauration de la confiance, l’efficacité administrative et la réforme du multilatéralisme, Macky Sall poursuit désormais une campagne résolument tournée vers la scène internationale, où chaque prise de parole vise à convaincre les États membres de sa capacité à conduire les Nations unies dans un environnement mondial particulièrement instable.


