Le directeur de l’Union des associations d’élus locaux, Mamadou Oury Bailo Diallo, demande aux collectivités territoriales de s’approprier la SND 2025/2029 et de travailler à la traduire en actions concrètes. Annonce faite hier à Dakar à l’occasion d’un atelier de partage sur la Stratégie nationale de développement 2025/2029 et la prise en compte des personnes handicapées dans la mise en œuvre de la stratégie « ne laisser personne en rade ».
Un atelier national sur la Stratégie nationale de développement (SND 2025/2029) a réuni à Dakar une vingtaine de maires, de présidents de conseils départementaux, de conseillers municipaux de 17 localités du pays, ainsi que des institutionnels, des acteurs de la société civile et des organisations non gouvernementales d’appui au développement comme Sightsavers, partenaire stratégique de l’activité.
Pendant deux jours (jeudi 23 et vendredi 24 juillet), les participants vont réfléchir et échanger sur les mécanismes de mise en œuvre de la SND 2025/2029 et voir comment assurer la prise en compte des personnes handicapées dans la mise en œuvre de cette stratégie.
En ouvrant les travaux, le président de l’Union des associations d’élus locaux (UAEL) a rappelé que la Stratégie nationale de développement 2025-2029 constitue aujourd’hui le principal cadre de référence des politiques publiques de notre pays. Et sa réussite dépendra de la capacité collective des collectivités territoriales à la traduire en actions concrètes au niveau local.
« C’est dans nos communes, dans nos départements que les politiques publiques prennent tout leur sens. C’est là que les citoyens jugent la qualité des services publics, apprécient les efforts de développement et mesurent les progrès accomplis. Les élus locaux sont donc des acteurs incontournables de la mise en œuvre de cette stratégie nationale. À l’UAEL, nous sommes convaincus que le développement territorial ne peut être durable que s’il est inclusif. Nous ne pouvons prétendre bâtir des territoires prospères si une partie de nos concitoyens demeure confrontée à des obstacles qui limitent leur participation à la vie économique, sociale, culturelle ou politique », a indiqué Mamadou Oury Bailo Diallo, président de l’UAEL.
Poursuivant, il soutient que les personnes handicapées doivent être pleinement associées aux processus de planification, de décision, de mise en œuvre et d’évaluation des politiques publiques locales.
« L’inclusion n’est pas un acte de solidarité. C’est une exigence de justice, un impératif de bonne gouvernance et un levier essentiel pour atteindre les Objectifs de développement durable. En tant que maires et responsables des collectivités territoriales, nous avons le devoir de faire évoluer nos pratiques. Cela signifie intégrer systématiquement la dimension du handicap dans nos plans de développement territorial, dans nos budgets, dans nos investissements, dans l’aménagement de nos infrastructures, mais également dans les mécanismes de participation citoyenne. Notre ambition est que chaque commune du Sénégal devienne progressivement une collectivité accessible, inclusive et respectueuse des droits de tous ses citoyens. Cet atelier s’inscrit précisément dans cette dynamique », soutient le président Diallo.
Pendant ces deux jours, nous partagerons les orientations de la Stratégie nationale de développement, nous analyserons les défis liés à l’inclusion des personnes handicapées et nous identifierons ensemble des solutions concrètes permettant d’améliorer la gouvernance territoriale.
Pour Moussa Thiaré, président de la Fédération de l’Association sénégalaise des personnes handicapées, cette rencontre est aussi une opportunité qui va permettre à tous les acteurs impliqués de trouver des solutions concrètes à la réalisation du slogan « ne laisser personne en rade ». « Les collectivités territoriales doivent consulter les organisations des personnes handicapées afin qu’elles puissent participer à l’élaboration des plans et des budgets qui répondent à leurs besoins. Le handicap est un critère de qualité. »
Pape Coly NGOME


