Créée en 1968, l’École militaire de santé de Dakar Général Jean Alfred Diallo a formé 1.173 médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes et vétérinaires. L’information a été donnée, hier, vendredi, lors de la cérémonie de sortie de promotion. Au total, 33 élèves officiers sont concernés.
L’École militaire de santé de Dakar Général Jean Alfred Diallo a organisé, hier, vendredi 16 janvier, la sortie de promotions 2017, baptisée « Promotion du cinquantenaire de l’Ems », et de 2019, appelée « Promotion médecin-général de brigade Boubacar Wade ».
La promotion sortante 2025 est composée de 33 élèves officiers, dont 30 Sénégalais et 3 étrangers venus du Gabon et du Togo. Parmi ces nouveaux militaires spécialisés dans le domaine de la santé, figurent des médecins, des pharmaciens, des chirurgiens-dentistes, deux médecins vétérinaires et 11 élèves officiers.
Présidant la cérémonie, le général Mbaye Cissé, Chef d’état-major général des armées (Cemga), a rappelé que depuis la création de l’École militaire de santé, en 1968, elle a formé et mis à la disposition des armées sénégalaises et de celles de plusieurs pays frères,1173 médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes et vétérinaires, contribuant ainsi, de manière durable, à la consolidation de nos capacités sanitaires et opérationnelles.
« L’École militaire de santé incarne une tradition d’excellence, d’engagement et de rigueur scientifique. Elle a su, au fur des décennies, conjuguer les exigences du métier militaire avec celles des professions de santé, forgeant ainsi des officiers à la fois compétents sur le plan médical, mais aussi exemplaires sur le plan militaire », a-t-il déclaré.
À cet effet, M. Cissé a indiqué que la cérémonie de remise de diplômes revêt un caractère symbolique et historique. Il a fait savoir que c’est la première fois, dans la vie de cette prestigieuse institution, que la sortie de la promotion est célébrée, traduisant ainsi la volonté du commandement de magnifier le mérite, l’effort et la persévérance.
Face aux difficultés dans plusieurs domaines dans le monde, le Cemga a appelé les jeunes officiers à rester fidèles aux valeurs intrinsèques de l’armée.
Les catastrophes naturelles « À une époque où les menaces ne sont plus uniquement militaires, les pandémies, les catastrophes naturelles, ainsi que les risques biologiques et environnementaux constituent des enjeux majeurs de sécurité nationale », a-t-il souligné.
C’est dans ce contexte, a expliqué Mbaye Cissé, que la vision des autorités place la souveraineté sanitaire au cœur des priorités nationales.
Le commandant de l’École, le dentiste-colonel Amady Bara Mbodj, a abondé dans le même sens. Il a encouragé les officiers sortants à persévérer dans cette voie de l’excellence.
« Le chemin qui vous reste est encore long et les écueils seront multiples, mais vous avez le devoir, quoi qu’il advienne, de devenir les dignes héritiers de vos illustres anciens », a-t-il conseillé.
Et d’ajouter : « Vous avez choisi de relever un double défi : être à la fois un médecin et un officier des forces armées de vos pays respectifs. C’est une ambition à la fois noble et exaltante, mais également très exigeante ».
Selon lui, « la réussite d’une bonne carrière de médecin militaire repose sur un socle de valeurs fondamentales et inaltérables parmi lesquelles la discipline, la discrétion et l’amélioration continue ».
L’un des récipiendaires, le lieutenant-médecin Moctar Ndiaga Fall, s’est réjoui de la formation reçue et demeure conscient du devoir qui l’attend. Il a indiqué qu’ils ont une double mission : avoir tous les caractères de l’officier et les compétences d’un médecin en formation dentiste ou vétérinaire.
Samba DIAMANKA

