« Au service d’oncologie de l’hôpital Cheikh Ahmadoul Khadim de Touba, le nombre de femmes atteintes par la forme sévère des cancers du col de l’utérus et du sein a considérablement baissé ces deux dernières années. » La déclaration a été faite par le médecin-chef du district sanitaire de Touba, en marge de la randonnée pédestre organisée, jeudi 8 octobre 2026, par l’Association des sages-femmes de cette circonscription sanitaire.
Alors que les services d’oncologie restent limités au Sénégal, le Centre hospitalier national Cheikh Ahmadoul Khadim de Touba dispose désormais d’un service dédié à la prise en charge des cancers. Les cancers du sein et du col de l’utérus y sont pris en charge, du dépistage au traitement. Les femmes atteintes de ces pathologies n’ont ainsi plus besoin de se rendre systématiquement à Dakar pour suivre leur traitement.
Selon le médecin-chef du district sanitaire de Touba, le renforcement du plateau technique de l’hôpital, conjugué aux activités de sensibilisation menées par les acteurs sanitaires, a contribué à améliorer la prévention et le dépistage des cancers féminins. Ndeye Maguette Diop indique qu’au cours des deux dernières années, le nombre de femmes présentant des formes sévères de ces cancers a considérablement diminué à l’hôpital Cheikh Ahmadoul Khadim.
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Elle salue, à cet effet, l’efficacité des campagnes de sensibilisation conduites par les professionnels de santé. Ces actions ont, selon elle, favorisé le dépistage précoce et permis une meilleure prise en charge des patientes. « Des femmes ont été suivies jusqu’à leur guérison », souligne-t-elle.
La randonnée a également été l’occasion de rappeler l’importance de la vaccination contre le cancer du col de l’utérus. Les jeunes filles âgées de 9 à 14 ans peuvent bénéficier de cette vaccination, a indiqué Ndeye Maguette Diop, qui invite les parents à les accompagner dans les structures sanitaires. Au-delà de cette tranche d’âge, elle précise que le dépistage est disponible quotidiennement dans les structures de santé.
Présidant la cérémonie de lancement de l’activité, le sous-préfet de l’arrondissement de Ndame a, pour sa part, insisté sur l’importance de la diffusion d’une information fiable sur les cancers. Djidiack Kital a invité les sages-femmes à investir davantage les réseaux sociaux afin de mieux sensibiliser les populations.
« Il faut que le vrai message, le message véridique, soit apporté par les hommes de science, par les hommes de l’art », a-t-il déclaré, appelant les sages-femmes à occuper l’espace numérique et à ne pas laisser le terrain de l’information sanitaire aux tradipraticiens.
Birane DIOP, correspondant


