À l’issue de deux journées de collecte de sang organisées par Pastef/Kédougou, en collaboration avec l’hôpital régional Amath Dansokho, 90 poches de sang ont été recueillies. Un résultat jugé exceptionnel dans une région confrontée à une pénurie chronique.
Le coordonnateur communal de Pastef/Kédougou, Oumar Diop inscrit cette action dans une démarche plus large de mobilisation politique et sociale, répondant aux orientations du leader de leur parti, Ousmane Sonko. « Au-delà de l’animation militante, nous avons voulu répondre à un besoin vital des populations : sauver des vies. Cette collecte marque ainsi le lancement d’un plan d’actions plus vaste, incluant la redynamisation des cellules, l’installation de nouvelles structures locales et des actions de proximité » souligne-t-il.
Oumar Diop a aussi salué la forte participation des bénévoles et l’implication de tous les responsables locaux du parti.
Chargé de la coordination des activités de don de sang au sein de l’hôpital régional de Kédougou, Mame Cheikh Niang, assistant social, salue une initiative « noble et salvatrice ». Selon lui, la région reste fortement exposée aux accidents de la route et aux urgences obstétricales, notamment chez des femmes enceintes souffrant d’anémie sévère. « Chaque intervention chirurgicale, chaque accident grave nécessite du sang. Or, en temps normal, nos collectes peinent à dépasser 15 ou 20 poches », explique-t-il.
Cette fois, la dynamique a été toute autre. 51 poches ont été collectées le premier jour et 39 le second, portant le total à 90. « C’est un chiffre rarement atteint, même lors des collectes menées avec les sociétés minières. Ce succès est le fruit d’une mobilisation rapide, disciplinée et efficace, malgré un délai de préparation inférieur à une semaine » a conforté Mame Cheikh Niang, Il y voit ainsi l’expression concrète du patriotisme et du don de soi, valeurs qu’il associe à l’engagement citoyen et à l’idéologie du parti initiateur. Il a salué également la qualité de l’organisation et la discipline des donneurs, malgré un délai de préparation très court, « Si l’activité avait été programmée plus longtemps à l’avance, les résultats auraient été encore plus impressionnants », estime-t-il.
Amadou DIOP (Correspondant )


