La célébration nationale de la Journée mondiale contre la rage s’est tenue à Saint-Louis sous la présidence du ministre auprès du ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, chargé de l’Élevage, Ousmane Diagne, en présence du ministre de tutelle. La rencontre a été marquée par une séance de vaccination gratuite de chiens et un appel à renforcer la mobilisation contre cette maladie mortelle.
Placée sous le thème « Plus forts ensemble », la Journée mondiale contre la rage a réuni à Saint-Louis les services vétérinaires et sanitaires, les collectivités territoriales, les partenaires techniques et financiers ainsi que les acteurs communautaires. L’objectif est de renforcer la prévention pour parvenir à zéro décès humain dû à la rage transmise par les chiens à l’horizon 2030. Présidant la cérémonie, le ministre Ousmane Diagne a rappelé que la rage demeure une maladie redoutable, mais évitable grâce à la vaccination des animaux, à la prise en charge rapide des personnes exposées et au contrôle de la source animale. « La lutte contre la rage doit être une responsabilité partagée », a-t-il déclaré. La situation épidémiologique reste préoccupante dans la région de Saint-Louis.

Selon le directeur régional de l’Élevage et des Productions animales, Dr Mouhamed Moustapha Sarr, 1 079 cas de morsures de chiens et de chats ont été enregistrés depuis 2021, avec 15 cas de rage animale confirmés. Deux décès humains ont également été enregistrés dans le département de Podor. Entre 2021 et 2025, les services vétérinaires ont vacciné 665 chiens contre la rage et mené des opérations de lutte contre la divagation ayant concerné 1 352 chiens errants. « Notre ambition ne doit pas être seulement de réduire le nombre de cas. Notre ambition doit être d’interrompre la transmission et d’éviter tout décès humain dû à la rage », a insisté Dr Sarr.

Il a appelé à une mobilisation de tous les acteurs dans le cadre de l’approche « Une seule santé », qui lie santé humaine, santé animale et environnement. La représentante de la FAO au Sénégal, Bintia Stephen-Tchicaya, a souligné que le choix de Saint-Louis revêt une importance particulière, la région, notamment le département de Dagana, figurant parmi les zones les plus touchées. Elle a rappelé que « Plus forts ensemble » traduit la nécessité d’une action concertée entre autorités, services vétérinaires, professionnels de santé, propriétaires d’animaux et communautés. La célébration s’est achevée sur un appel à la responsabilité des propriétaires d’animaux, des collectivités et des populations, notamment pour la vaccination des chiens, le signalement des cas suspects et la consultation rapide après toute morsure.
Jeanne SAGNA (Correspondante)


