Le district sanitaire de Pikine a accueilli, mardi, une activité sur le programme élargi de vaccination. La rencontre qui s’est tenue au centre de santé Baye Talla Diop(ex Dominique) de Pikine a permis aux acteurs de réfléchir sur le plan » Atteindre chaque enfant » ( ACE).
Le centre de santé Baye Talla Diop (ex Dominique) de Pikine a discuté de son plan d’orientation sur le programme élargi de vaccination. L’atelier a réuni des journalistes, des prestataires de santé, des prêtres, des imams, des délégués de quartier et les organisations de jeunes qui sont les partenaires-relais du programme « Atteindre Chaque Enfant ».
La rencontre a été l’occasion pour Fatou Diallo Ndiaye, responsable du programme élargi de vaccination et de la surveillance épidémiologique, de revenir sur les faibles couvertures du programme qui consistent à la négligence de certains parents de ne pas respecter le calendrier ou d’aller jusqu’au bout, mais aussi et surtout, la réticence de certains foyers à accueillir les vaccinateurs.
Elle a par ailleurs rappelé que le goutte-à-goutte a fini de montrer son efficacité en permettant d’éliminer la poliomyélite. Elle a informé que les prélèvements effectués par ses services au niveau des systèmes de distribution d’eau ont joué un grand rôle dans cette lutte.
Poursuivant, elle a estimé que la vaccination chez les enfants, notamment le HPV, permet de prévenir le cancer du col de l’utérus chez les jeunes filles. Toujours selon elle, ces questions sont prises en compte en amont avec la vaccination précoce de l’enfant dès la naissance avec l’Hep B et le Polio Oral zéro.
« Ces vaccins prémunissent l’enfant contre la diphtérie, le tétanos, la pneumonie, la rougeole, la rubéole, la coqueluche. » Madame Ndiaye a averti que la campagne doit être poursuivie jusqu’à l’âge de 15 mois pour une plus grande efficience.
« Pour les protéger contre le cancer du col de l’utérus, les filles de 9 à ans sont vaccinées avec deux doses espacées de six mois au moins », a ajouté la responsable de la vaccination. Toujours de son avis, la vaccination est essentielle dans la vie d’un enfant.
C’est pourquoi elle est même exigée dans le dossier des postulants à une pré-inscription dans les universités européennes. Pour madame Nafy Dia Ndiaye, responsable du service social et de la communication du centre, la gratuité de la vaccination est une chance pour les mères.
Ainsi, le programme a mis à contribution ces acteurs plus proches des populations pour une efficience de la communication. Elle a alerté que le cancer du col de l’utérus est un fléau qui préoccupe la direction de la santé, car c’est le deuxième cancer après celui du sein.
Djibril NDIAYE


