Plusieurs femmes ont pris part à cette journée dans la région de Sédhiou. Une célébration marquée par des causeries et des sensibilisations sur les enjeux d’une alimentation saine.
Sédhiou-A l’extérieur du jardin de la place de l’indépendances de Sédhiou, des femmes de différentes communautés rivalisent, servant de la gastronomie locale. Des plats africains d’origines gambienne, Bissau guinéenne, sénégalaise, ivoirienne, un régal pour marquer la journée mondiale de l’alimentation, célébrée dans le Pakao par le mouvement panafricain « nous sommes la solution », qui est aussi s’engager, depuis sa création, à la promotion de la bonne pratique basée sur la souveraineté alimentaire en Afrique. Visiblement satisfaite de la mobilisation, Mariama Sonko, président de ce mouvement panafricain, a souligné que cette journée dédiée à la célébration de l’alimentation est importante, car c’est la femme qui est actrice de l’alimentation, elle est de la production à la consommation. Poursuivant son propos elle ajoute : « L’alimentation est basée entre les mains de la femme autrement dit, le savoir et le savoir-faire sont entre ses mains ».
Cependant, de nos jours, il y a une prolifération de maladies qui ne dit pas son nom. Des symptômes méconnus de nos ancêtres. « Cela est dû à une mauvaise alimentation », a affirmé M. Sonko, invitant dans le même sillage à la conscientisation de la femme sur les enjeux de l’alimentation.
Toujours dans une volonté de promouvoir les pratiques endogènes de l’alimentation, Nous sommes la solution et ses différentes associations sont allées plus loin, en se penchant sur la transformation des aliments, « nous sommes la solution a mis en place un bouillon à base de produit locaux appelé « soumpac », ce produit bio, explique Mariama Sonko, est la conclusion des études sur ce qu’utilisaient les ancêtres pour donner du goût à leur repas avant l’arrivée des bouillons en Afrique dans les années 1970.
La leader de Nous sommes la solution a profité de cette tribune plaidant pour l’accès des femmes rurales au foncier.
Jonas Souloubany BASSENE (correspondant)


