Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a placé l’année 2026 sous le sceau d’une transformation en profondeur du système judiciaire sénégalais. Dans son discours à la Nation à l’occasion du Nouvel An, le chef de l’État a annoncé mercredi soir une série de réformes majeures destinées à renforcer l’État de droit, à consolider la crédibilité des institutions et à restaurer la confiance des citoyens dans la justice.
Réaffirmant l’attachement du Sénégal à une démocratie vivante et à un État de droit exigeant, le Président a souligné que les réformes engagées s’inscrivent dans une logique de continuité et de responsabilité. « Le Sénégal a choisi de demeurer fidèle à ce qui fonde sa force », a-t-il déclaré, mettant en avant la nécessité de doter le pays d’institutions solides, indépendantes et respectées.
Parmi les avancées les plus significatives figure l’installation de l’Office national de lutte contre la corruption, à l’issue d’un appel à candidatures ouvert et transparent. Cette démarche, appelée à s’étendre à d’autres structures de l’État, consacre désormais la compétence, l’intégrité et le mérite comme principes directeurs de la gouvernance publique. Elle marque une étape importante dans la lutte contre la corruption et l’impunité.
Dans la même dynamique, les comités ad hoc issus des Assises de la Justice et du Système politique ont achevé leurs travaux. Ces concertations nationales ont permis de poser les bases d’une traduction juridique des recommandations consensuelles, dans un esprit de refondation du système judiciaire et de modernisation du cadre institutionnel.
Le chef de l’État a également annoncé que plusieurs projets de textes structurants seront présentés en Conseil des ministres puis transmis à l’Assemblée nationale au cours du premier trimestre 2026. Ils concernent notamment la révision de la Constitution, la réforme de la Cour constitutionnelle, du Conseil supérieur de la Magistrature, de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), ainsi que l’élaboration d’un nouveau Code électoral.
Les autres réformes, a précisé le Président, s’inscriront dans un agenda d’adoption cohérent, aligné sur la durée du mandat présidentiel et le rythme de la Nation. À travers ces annonces, 2026 apparaît ainsi comme une année charnière pour la justice sénégalaise, appelée à devenir plus indépendante, plus crédible et plus proche des citoyens, au service de la stabilité démocratique et du développement du pays.


