Les acteurs de lutte contre les violences basées sur le genre sont en conclave pour deux jours dans la capitale du Pakao. L’objectif : renforcer le mécanisme de coopération pour l’assistance des victimes.
SEDHIOU- En Casamance, les acteurs de la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles multiplient les stratégies pour éradiquer ce mal. Sous l’égide du ministère de la famille de l’action sociale et des solidarités, les forces de sécurité, les agents de santé et de la justice, acteurs de la communication et de la protection sociale ont démarré ce mercredi un atelier de deux jours dont l’objectif est de mettre en place un système de prise en charge intégré. Un instrument qui va renforcer « le protocole de pris en charge des multisectoriel regroupant cinq ministères élaborés et valider par la tutelle pour alléger la démarche des victimes », a indiqué Rokhaya Diop, chargé du programme d’éradication des violences basées sur le genre, au ministère de la famille de l’action sociale et des solidarités.
Selon, elle une étude menée par l’agence nationale de la démographie a révélé 31,9% des femmes sont victimes de violence au Sénégal, 23,7% à Sédhiou, a-t-elle poursuivi. Un taux de prévalence est élevé qui explique la tenue d’un atelier dans le cadre du projet de l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles.
Rappelant l’enjeu de ce phénomène, Ba Ousmane Dalnfakha, adjoint au gouverneur de la région de Sédhiou a souligné la responsabilité d’apporter une assistance aux victimes : « lorsqu’une femme ou une fille est victime d’une violence, elle doit bénéficier d’une prise en charge appropriée, l’accueil et l’orientation jusqu’à la prise en charge sanitaire psychosocial et judiciaire ». Il a insisté à cette occasion sur la nécessité de renforcer la sensibilisation des communautés afin de réduire durablement les violences faites aux femmes et aux filles. La rencontre a réuni les acteurs de Sédhiou, Kolda et de Ziguinchor pour deux jours.
Jonas Souloubany BASSENE (correspondant)


