Le ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les institutions, Abass Fall, a présidé hier la réunion du comité de pilotage du projet d’Appui à l’amélioration du dispositif d’insertion des jeunes femmes et hommes et à la formalisation des entreprises au Sénégal (Adijefe). Selon lui, la mise en œuvre de ce projet permet de renforcer la politique nationale d’emploi.
«L’emploi des jeunes est un défi majeur pour notre pays. Selon les données récentes, au 4e trimestre 2024, le taux de chômage des personnes âgées de 15 ans et plus était de 20,3 % touchant encore plus durement les jeunes sans emploi, sans éducation ni formation qui représentent 34,1 % de cette tranche.» En rappelant ces statistiques, hier, lors de la réunion du comité de pilotage du projet d’Appui à l’amélioration du dispositif d’insertion des jeunes femmes et hommes et à la formalisation des entreprises au Sénégal (Adijefe), le ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les institutions, Abass Fall, a affirmé la dynamique du gouvernement «de permettre aux jeunes de trouver un emploi décent et digne». «Nous avons trouvé sur place beaucoup de projets, beaucoup de programmes que nous sommes en train de mettre en cohérence pour aller vers une réelle politique nationale d’emploi.
Lors du Conseil des ministres, le président de la République m’a demandé de mettre en place une réelle politique nationale d’emploi qui n’existait pas auparavant», a déclaré Abass Fall. Selon lui, l’Adijefe constitue une réponse stratégique aux enjeux du marché du travail et s’inscrit dans les priorités nationales de la Vision Sénégal 2050. «En s’inscrivant dans les priorités nationales de la Vision Sénégal 2050, le projet participe à l’élaboration d’une nouvelle convention État-employeur et à l’opérationnalisation du statut de l’entreprenant», a-t-il fait savoir. Abass Fall affirme qu’il est important d’adopter une approche dynamique fondée sur la réforme et l’innovation afin de créer des emplois décents et améliorer l’insertion professionnelle des jeunes, des femmes et des hommes. Dès lors, il convient de réviser, dit-il, la convention nationale État-employeur et de l’arrimer à la «Vision Sénégal 2050». D’après le ministre, plusieurs recommandations ont été faites pour aboutir à la révision de ladite convention qui date de 1985.
Souleymane WANE