Le procès très attendu « d’Alima suppositoire » et de ses coprévenus, impliqués dans une affaire de vente illégale de produits pharmaceutiques, annoncé ce vendredi 31 janvier a été renvoyé au mercredi 5 février.
Cette décision du juge fait suite à une requête de Me Masokhna Kane, avocat représentant l’association des consommateurs et l’ordre des pharmaciens. L’avocat a demandé la comparution des médecins à l’origine de la dénonciation, jugée cruciale pour éclaircir les faits.
Le ministère public n’a pas mâché ses mots en qualifiant cette affaire de « grave et dangereuse », rappelant les risques encourus par les consommateurs.
Les prévenus, au nombre de sept – Pape Ibrahima Gueye, Seynabou Gassama, Alima Sow, Binetou Diouf, Moussou Gassama, Maty Ndiaye et Habousse Ndiaye – font face à des accusations lourdes. Parmi elles : mise en danger de la vie d’autrui, administration de substances nuisibles et vente illégale de produits pharmaceutiques.
Lors de l’audience, les avocats des accusés ont plaidé pour une mise en liberté provisoire, évoquant le droit de leurs clients à une défense équitable. Cependant, le tribunal a rejeté cette demande, estimant que les faits allégués justifiaient le maintien en détention.
C.G. DIOP


