Partie au Commissariat Urbain de Saly-Portudal pour déposer une plainte pour association de malfaiteurs, séquestration et viol collectif sur une personne en situation de déficience mentale, une dame a reconnu un de ses présumés violeurs qui se trouvait dans la chambre de sûreté pour Ivresse publique manifeste (Ipm).
Souffrant de déficience mentale, domiciliée à Saly, la dame I.D (initiales d’emprunt) a quitté son domicile conjugal par crainte de représailles de la part de sa belle-mère à qui elle devait remettre de l’argent. Ne sachant pas où aller, elle a quitté chez elle le 10 novembre pour errer. Elle n’a été retrouvée par ses proches que 3 jours plus tard. Manifestement traumatisée, I.D a raconté que le jour de son départ de la maison familiale, elle est tombée sur un inconnu qui l’a conduite à Saly. En compagnie de 2 autres jeunes hommes, ils ont tous les trois abusé d’elle pendant trois jours, avant de l’abandonner dans la rue où elle a été retrouvée. Partie au commissariat urbain de Saly-Portudal pour déposer une plainte en compagnie d’un proche, I.D a vu un des abuseurs dans le violon. Il y était pour Ivresse publique manifeste (Ipm).
Interrogé, le suspect a d’abord tenté de nier les faits avant de soutenir qu’il s’agissait de relations intimes consentantes et que ses amis et lui ignoraient que la jeune femme souffre de déficience mentale et est mariée. Son interrogatoire a permis de mettre la main sur les deux autres suspects.
Tous les trois ont ete déférés le 24 novembre devant le procureur du tribunal de Grande Instance de Mbour (Tgi) pour association de malfaiteurs, séquestration et viol collectif sur une personne en situation de déficience mentale.
Hadja Diaw GAYE

