Plus de 1.800 personnes ont poussé un ouf de soulagement, après leur enrôlement à l’audience foraine, organisée par les autorités municipales et judiciaires de Tivaouane. Ouverte le 10 février, l’opération prendra fin le 10 mars.
En 2012, l’incendie au service de l’état civil de Tivaouane avait créé beaucoup de problèmes aux populations. Pour permettre à ces dernières d’avoir accès à des actes d’état civil, la commune de Tivaouane organise, presque chaque année, une audience foraine. Cela, en partenariat avec le tribunal, en attendant le décret présidentiel autorisant une reconstitution totale de l’état civil dans la cité religieuse de Tivaouane. Pour 2025, l’opération s’étale du 10 février au 10 mars. Plus de 1.812 dossiers ont été enrôlés, selon l’officier d’état civil délégué, Abdoulaye Mboup.
Seuls 15 dossiers sont, pour le moment, rejetés. Près de 200 d’entre eux sont des demandes d’actes de mariage. Les sollicitations pour l’établissement de certificats de décès sont au nombre de 19. Après la période de dépôt, l’enrôlement a commencé dans la journée du 10 février 2025, dans les locaux de l’institution municipale. Le Président du tribunal départemental, le Procureur ainsi que le greffier en chef ont consenti beaucoup de sacrifices, afin de pouvoir enregistrer le maximum de dossiers. La municipalité a, de son coté, mobilisé le personnel et les moyens nécessaires, pour une bonne tenue de l’audience, selon Papa Momar Gaye, 4e adjoint au maire de Tivaouane.
Les quartiers rattachés à la commune ont été privilégiés, a précisé l’adjoint au maire, mais tous les habitants de la collectivité territoriale seront sensibilisés. M. Gaye a saisi l’occasion de cette audience foraine pour rappeler le plaidoyer du maire, pour la reconstitution de l’état civil de Tivaouane. En effet, lors de l’inauguration officielle des nouveaux locaux du Tribunal d’instance, Demba Diop Sy, avait, encore une fois, plaidé pour que le président de la République puisse autoriser la reconstitution complète de l’état civil de Tivaouane. Cette audience foraine est une occasion pour certains parents de rattraper leur négligence. Elle a permis à d’autres de retrouver des actes d’état civil perdus, lors du saccage et de l’incendie du centre d’état civil, suite aux violences électorales, en 2012.
Ibrahima NDIAYE (TIVAOUANE -Correspondant)

