Prévenu de collecte illicite de données personnelles et de diffusion d’images obscènes de l’épouse de son papa, A. Konté a été condamné, hier, par le tribunal des flagrants délits de Guédiawaye, à deux ans dont un an ferme.
A. Konté, un jeune livreur de 22 ans, ne s’est pas privé de filmer l’épouse de son papa lorsque cette dernière se baignait. Mais il a poussé le bouchon très loin en lui envoyant ses images sur fond de chantage sexuel. Les faits remontent à octobre 2025.
Le prévenu les a reconnus, hier, à la barre des flagrants délits du tribunal de Guédiawaye où il a comparu pour collecte illicite de données à caractère personnel et diffusion d’images obscènes de sa belle-mère. « J’étais devant la fenêtre. Avec mon téléphone portable, j’ai filmé ma belle-mère à son insu. Elle était sous la douche, nue. C’est après que l’idée m’est venue de lui faire des chantages », a relaté le prévenu, la voix tremblante. « Est-ce que vous avez mesuré les conséquences de vos actes si ces photos étaient tombées entre les mains de votre papa ? », lui a demandé la présidente de l’audience. « Je reconnais avoir fauté ; c’est pourquoi je sollicite la magnanimité du tribunal », a déclaré le jeune livreur en pleurs.
Interrogée, la partie civile, qui portait un bébé de deux mois, a livré sa version des faits. « A. Konté a toujours cherché à me faire du mal. Ce jour, il est rentré dans ma chambre lorsque je prenais mon bain. Il a profité de ces moments pour me filmer. Quelques jours plus tard, j’ai reçu une photo de moi toute nue suivie de menaces. J’en ai parlé à une amie qui m’a conseillé de porter plainte contre X », a expliqué la dame, précisant avoir vécu un traumatisme à chaque fois qu’elle recevait un message de chantage.
Relevant la constance des faits, le procureur a requis une peine de 3 ans ferme. Me Kane de la défense a abondé dans le même sens. Cependant, l’avocat estime qu’il faut aller au-delà. « Les faits remontent à la fin de l’année 2025. Si mon client avait l’intention de nuire, ces photos auraient été diffusées depuis très longtemps », a-t-il déclaré. Le tribunal, après délibéré, a infligé à A. Konté une peine de 2 ans dont un an ferme.
Tata SANE


