La crise dans les universités publiques, marquée par la violence, inquiète l’Association des élèves et étudiants musulmans du Sénégal (AEEMS). Dans un communiqué daté de ce 6 décembre 2026, l’organisation exhorte les étudiants à plus de retenue vis-à-vis des infrastructures universitaires et invite l’État à trouver des solutions « structurelles et pérennes ».
L’Association des élèves et étudiants musulmans du Sénégal (Aeems) exprime « sa vive préoccupation » face aux tensions notées dans nos universités publiques, exacerbées par les affrontements entre forces de l’ordre et étudiants. Elle déplore la présence des forces de l’ordre dans les campus universitaires, soulignant que ces espaces sont « traditionnellement réservés à la vie sociale estudiantine et censés offrir un environnement serein et propice à la poursuite des études ».
Selon l’organisation, cette présence est loin de favoriser l’apaisement. Au contraire, elle « accentue », selon elle, « les frictions tout en installant un climat d’inquiétude préjudiciable au développement de l’activité académique universitaire ».
Face à cette menace sur la stabilité des universités, l’Aeems invite toutes les parties prenantes « à bannir le recours à toute forme de violence et à privilégier un dialogue responsable, gage d’un règlement définitif des différends ». Car, pour l’Association, « la préservation des vies et de la stabilité de l’espace universitaire doit absolument primer sur tout ».
À leurs camarades étudiants, Issa Baboucar Diédhiou, président de l’Aeems, les exhorte « à plus de retenue face aux infrastructures universitaires ». « Toute manœuvre destructrice compromet durablement l’année académique », déclare-t-il.
Quant à l’État, il est invité « à trouver des solutions structurelles et pérennes, portées par une gouvernance proactive et une communication transparente, aux crises universitaires, notamment celles liées aux bourses et aux conditions sociales ».
Pour finir, l’Aeems appelle tous les acteurs « à faire preuve de responsabilité et à cultiver le sens du devoir, afin que l’avenir de l’étudiant et les installations sur les campus, biens communs à toutes les générations, soient strictement préservés ».
Fatou SY


