Pour mieux renforcer la défense des droits de l’homme au Sénégal, la présidente de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), le Pr. Amsatou Sow Sidibé, a fait part vendredi, au chef de l’Etat, Bassirou Diomaye Faye, de son ambition de créer le « Prix national des Droits de l’Homme ».
Le Prix national des Droits de l’homme participe, selon le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, à l’ancrage des valeurs citoyennes et républicaines qui fondent le vivre-ensemble au Sénégal.
« Je voudrais ainsi saluer votre initiative de créer le « Prix national des Droits de l’Homme ». Je vous remercie du prix d’honneur que la Commission m’a décerné en décembre 2025. J’y vois moins une distinction personnelle qu’un encouragement adressé à la Nation tout entière », a-t-il dit vendredi, lors de la réception des rapports d’activité 2023, 2024 et 2025 de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH).
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Au-delà de sa dimension symbolique, ce prix participe, d’après le président Faye, à l’ancrage des valeurs citoyennes et républicaines qui fondent le vivre-ensemble sénégalais. Il sensibilise et mobilise autour des enjeux liés aux droits humains.
Il estime que ce prix encourage aussi les bonnes pratiques des acteurs engagés pour la dignité humaine, la justice et l’égalité. Il constitue également un instrument de sensibilisation et de mobilisation autour des enjeux liés aux droits humains.
« J’ai pris connaissance avec un intérêt particulier de votre proposition d’institutionnaliser cette distinction afin d’en assurer la pérennité. Votre demande est pertinente et j’instruis les départements ministériels compétents à vous accompagner dans cette initiative », a-t-il affirmé.
Sur ce, ils étudieront également la proposition de la présidente de la CNDH, de placer l’Edition 2026 du Prix national des Droits de l’Homme consacrée aux droits des personnes handicapées, sous son haut patronage.
« Le choix de cette thématique traduit notre ambition commune de construire une société plus juste et plus inclusive. A ce titre, l’adoption des décrets d’application de la loi d’orientation sur les personnes handicapées, que vous avez évoquée, sera étudiée », a-t-il relevé.
Relancer le processus d’adoption du code de l’enfant
Ainsi, le chef de l’État a annoncé que des dispositions seront également prises pour étudier la relance du processus d’adoption du code de l’enfant, dans une démarche plus inclusive et participative tenant compte de nos valeurs culturelles.
Sur les conditions de détention, souligne-t-il, un vaste programme est en cours. Il vise à améliorer substantiellement la prise en charge des détenus et à humaniser davantage l’univers carcéral. En outre, conformément à la politique pénale du Sénégal, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, veillera à ce que la liberté reste le principe et la détention l’exception.
Concernant l’amélioration de la situation des droits humains à travers le pays, le président de la République a soutenu que la réaccréditation au statut « A » constitue une priorité nationale. Dès lors, il a instruit le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, de conduire dans les meilleurs délais le processus de désignation des commissaires, selon une procédure ouverte, transparente et inclusive.
« D’autres mesures d’accompagnement suivront, notamment sur les moyens de fonctionnement et les conditions d’installation de l’institution. Vos besoins feront l’objet d’un examen attentif. Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Agenda national de transformation Sénégal 2050, nous poursuivrons les réformes nécessaires. Nous voulons bâtir un État de droit toujours plus fort, plus juste et plus protecteur des droits et libertés de chaque citoyenne et de chaque citoyen », a-t-il indiqué.
Mariama DIEME


