La Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho) a organisé, vendredi, à Dakar, en partenariat avec la Commission nationale des données personnelles (Cdp), un atelier de renforcement de capacités destiné aux membres de son Conseil d’administration et de son secrétariat général.
Cette rencontre a porté sur les enjeux de la protection des données personnelles, des droits numériques et de l’éthique du numérique. « Il est essentiel que nos instances soient informées des défis liés aux droits numériques. Le monde est dans l’ère du numérique, mais les droits des personnes doivent être respectés », a expliqué Oumy Kantoum Sarr, directrice des programmes de la Raddho.
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Marième Sangaré, directrice des Affaires juridiques, du contentieux et de la conformité de la Cdp, a rappelé que certaines activités, comme la tenue de registres d’entrées et sorties, l’installation de caméras de surveillance, la gestion de données médicales ou la création de sites web, doivent obligatoirement être déclarées à la Cdp, conformément à la loi de janvier 2008.
Elle a précisé que la majorité des dossiers traités par son organisation concernent la sextorsion, le chantage, l’usurpation d’identité numérique, ou encore des systèmes de vidéosurveillance et de pointage non déclarés.
Pour simplifier les démarches, la Cdp a mis en place une plateforme et un site internet. Elle collabore également avec la Division spéciale de cybersécurité (Dsc) et mène régulièrement des campagnes de sensibilisation dans les lycées, universités et écoles afin de promouvoir de bonnes pratiques sur les réseaux sociaux.
Hadja Diaw GAYE