Les violences basées sur le genre connaissent un recul dans la région de Fatick. C’est la coordonnatrice de la cellule genre du ministère de la Santé et de l’Action sociale qui révèle l’information ce vendredi 06 décembre.
Aminata Diouf Ndiaye donne plus de détails : « en 2017, Fatick faisait partie des régions qui avaient une prévalence élevée sur les violences basées sur le genre. On a constaté qu’entre temps, grâce à la mise en œuvre des stratégies menées sur la sensibilisation et la dénonciation, le taux a baissé », assure-t-elle lors d’un panel sur la campagne nationale des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre.
« Nous allons renforcer la sensibilisation du public et mobiliser les efforts de plaidoyer pour l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles », renchérit-elle. Cependant, Aminata Diouf Ndiaye précise que selon les dernières enquêtes de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), il y a une prévalence de la violence sur toutes les formes. « On s’est rendu compte que 89, 9 % de femmes avaient subi une des formes de ces violences ». Les personnes âgées de moins de 18 ans constituent la majeure partie des victimes avec 87, 5 %. Selon Aminata Diouf Ndiaye, tout le monde devrait participer à aider les victimes pour leur prise en charge ainsi que l’élimination des normes sociales favorisant ces violences.


